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Pas une légende pour tous

Le congédiement de Don Cherry a fait jaser dans le vestiaire du Canadien

Le congédiement de Don Cherry, tout comme ses propos, ne laisse personne indifférent dans le monde du hockey.
Photo d'archives Le congédiement de Don Cherry, tout comme ses propos, ne laisse personne indifférent dans le monde du hockey.

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Don Cherry avait le statut d’une légende et il symbolisait en grande partie le hockey aux yeux de Max Domi. Mais cette vision n’est pas partagée par deux autres joueurs du Canadien, Nick Cousins et Victor Mete, qui ont aussi grandi en Ontario en regardant Hockey Night in Canada

« J’ai toujours aimé Don Cherry et je l’aimerai toujours, a répondu Domi. Il est la raison pour laquelle plusieurs d’entre nous jouons au hockey. Je regardais les segments de Coach’s Corner quand j’étais plus jeune. C’est malheureux ce qui est arrivé, c’est triste. Il était une grosse partie du hockey. »

Domi a refusé de commenter le congédiement de Cherry par le réseau Sportsnet, lundi. Il se retrouvait dans une position inconfortable puisqu’il n’a pas simplement connu l’homme à la télévision, il l’a aussi côtoyé sur le plan personnel.  

« Son petit-fils, Dale, était mon meilleur ami en grandissant, a dit le numéro 13. J’ai passé beaucoup de temps à la maison de sa fille, Cindy. J’étais proche de la famille. Il connaissait aussi bien mon père, Tie. C’est malheureux de le voir partir ainsi. Mais il a 85 ans, c’est quand même toute une carrière. Il était un des visages de notre sport. »

Limites dépassées

À quelques mètres du casier de Domi, Cousins a apporté un son de cloche différent à propos du congédiement de Cherry.  

« Il a toujours eu des opinions très fortes, mais il pouvait parfois dépasser les limites. Et là, il les dépassées. C’est ce qui arrive de nos jours. C’est difficile de voir ça, ce sera différent de regarder Hockey Night in Canada

« Est-ce que je suis surpris ? Un peu. Mais chaque fois qu’il disait quelque chose de mal, on finissait par l’oublier et il revenait la fin de semaine suivante. Quand tu dépasses la limite trop souvent, tu dois finir par en subir les conséquences. »

Mete, 21 ans, croit aussi que son congédiement représente le bon choix.

« C’est décevant, mais c’était la bonne décision, a mentionné le défenseur qui a grandi près de Toronto. Tu ne veux pas prendre à partie qui que ce soit. Le hockey doit rester rassembleur. Ses propos n’étaient pas corrects. »

Dans le segment Coach’s Corner de l’émission Hockey Night in Canada, samedi, à l’approche du jour du Souvenir, Cherry a soulevé l’indignation sur les réseaux sociaux en reprochant aux immigrants de ne pas acheter suffisamment de coquelicots en hommage aux soldats canadiens.

« Vous qui venez ici, vous aimez notre manière de vivre, notre lait, notre miel. [...] Vous pourriez au moins payer quelques dollars pour acheter des coquelicots ou quelque chose du genre », a déclaré Cherry.

Collection de vestons

Dans le Canada anglais, Cherry reste un personnage fort. Mais à 85 ans et plusieurs années après ses jours comme entraîneur des Bruins de Boston, le coloré personnage avait-il encore une analyse juste de son sport ? 

« Je ne le regardais pas vraiment, je voulais surtout voir ses vestons, a lancé Cousins. Je n’ai jamais été un passionné des vestons, mais j’étais fasciné par les siens. Je crois qu’il les portait une seule fois en plus. J’aimerais voir son armoire !

« Je partageais ses propos quand il parlait de l’importance pour les enfants de pratiquer plusieurs sports. Il encourageait les parents à inscrire leurs jeunes à différents sports. Quand j’étais petit, j’ai joué au soccer, au hockey-balle, au golf. J’ai développé d’autres habiletés. À ce sujet, j’étais d’accord avec lui, mais sur bien d’autres sujets, je ne l’étais pas. Et il a souvent dépassé les limites. »

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