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L’équipe de Price et Weber

Kings c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Shea Weber a remis les pendules à l’heure avec son doublé contre les Kings de Los Angeles.

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La dernière semaine a confirmé hors de tout doute que les généraux du Canadien sont Carey Price, Shea Weber et... Claude Julien.

Dans le cas de Price, il n’y a jamais eu de doute, mais Weber faisait jaser depuis le début de la saison. On disait qu’il avait ralenti, qu’il était trop vieux, trop lent et que Jeff Petry était devenu le défenseur numéro un du Canadien.

Weber a été le joueur clé du Canadien dans la victoire de samedi contre les Kings, avec son doublé. Deux vrais tirs à la Weber. On peut dire que le capitaine a remis les pendules à l’heure.

Price est la seule raison pour laquelle le Tricolore a récolté un point à Philadelphie, jeudi, et il a fait les arrêts importants contre les Bruins et les Kings. On a beau vanter les Brendan Gallagher, Max Domi et Jonathan Drouin, le Canadien, c’est l’équipe de Weber et Price.

Quant à Julien, il a eu un gros mot à dire dans la victoire contre les Bruins, mardi, avec ses changements de paires de défenseurs, ainsi qu’en faisant annuler un but qui aurait probablement donné la victoire aux Bruins. Il a aussi changé ses trios dans les derniers matchs et il est proactif, cette année.

Il dirige comme un des meilleurs entraîneurs de la LNH. Son message passe et si le match contre les Kings ne fut pas parfait, les joueurs savaient qu’ils ne pouvaient pas échapper la victoire, ce soir-là, et ils ont pris une avance de 3 à 0 tôt dans la rencontre.

Il y a eu relâchement et les Kings sont revenus dans le match, mais Price a tenu le fort. Julien devra toutefois rappeler à ses joueurs leur identité. Le Canadien produit, mais n’est pas une véritable machine offensive. Les joueurs de troisième et quatrième trios, particulièrement, devront prioriser le jeu défensif.

Malgré une récolte de cinq points en trois matchs, Julien avait raison d’être mécontent après chaque match et quelque part, c’est un bon signe, car avec sept autres matchs au Centre Bell en novembre, l’occasion est belle pour le Canadien de se séparer de ses poursuivants.

Julien mécontent

Que l’entraîneur ne soit pas content et passe des messages va maintenir tout le monde sur un pied d’alerte. Le Canadien peut aider grandement sa cause avec des victoires sur les Blue Jackets et sur les Devils. Il est capital de maintenir ces équipes à distance.

On verra P.K. Subban au Centre Bell dans son nouvel uniforme des Devils du New Jersey, samedi. C’est certain qu’il a des oreilles à Montréal et à la suite des récents succès de Weber, il voudra en mettre plein la vue, lui aussi. C’est aussi possible qu’il veuille trop en faire et cafouille.

Price ou Kinkaid ?

La question de la semaine est de savoir qui sera devant le filet du Canadien, vendredi à Washington et samedi à Montréal, face aux Devils. Logiquement, si on partage le travail, Keith Kinkaid devrait jouer à Washington et Price à Montréal. On ne veut surtout pas échapper deux points face aux Devils et pour le spectacle, avouez que ce sera plus intéressant de voir Price contre Subban, que Kinkaid contre son ancienne équipe.

Je suis certain que le groupe d’entraîneurs du Canadien n’est pas très à l’aise avec Kinkaid présentement et dans ces circonstances, j’aimerais voir Price dans les trois matchs. Trois matchs en cinq soirs à ce stade-ci de la saison, ce n’est pas la fin du monde, surtout que le vol de retour Washington-Montréal ne prend que 50 minutes.

Lors du dernier voyage dans l’Ouest, le Canadien a joué trois matchs en quatre jours et c’était normal de faire jouer Kinkaid.

– Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets

La blessure de Kotkaniemi

J’ai souri lorsque j’ai appris que Jesperi Kotkaniemi se disait prêt à jouer contre les Flyers et qu’il n’a pas obtenu le feu vert des médecins. Apparemment, il ne jouera pas non plus contre les Blue Jackets, ce soir. Je suis passé par là à mes débuts. J’avais dit aux médias avant l’entraînement, la veille d’un match, que j’étais rétabli d’une blessure. Or, après l’entraînement, l’entraîneur Alain Vigneault m’a dit qu’une autre journée à pratiquer avec Roland Melanson me ferait du bien. Je ne savais plus trop quoi répondre aux journalistes par après. Croyez-moi, KK est prêt !

Poehling, Kotkaniemi et Suzuki

Est-ce qu’on a fait graduer Jesperi Kotkaniemi trop tôt la saison dernière ? La question se pose. Je vous avoue que je le place dans la même catégorie que Nick Suzuki et Ryan Poehling. Toutefois, si on doit retourner un ou deux joueurs au Rocket de Laval, je crois que ça doit être Poehling d’abord, puis Suzuki. Kotkaniemi est un joueur plus complet et peut jouer sur un troisième ou quatrième trio. Ce n’est pas le cas avec Suzuki et Poehling, deux joueurs offensifs qui auraient avantage à jouer à Laval s’ils ne sont pas utilisés sur les deux premiers trios à Montréal.

Tomas Tatar 

Je comprends mieux pourquoi Tomas Tatar n’a pas fait long feu chez les Golden Knights de Vegas. C’est l’indiscipline et ses carences en défensive. Il demeure un attaquant très doué et il a encore une bonne valeur. Il pourrait servir de monnaie d’échange dans la quête d’un défenseur gaucher.

Les Kings déchus

C’est triste de voir une grande équipe comme les Kings de Los Angeles occuper les bas-fonds du classement. Le directeur général, Rob Blake, a tout un travail à faire. Ses leaders vieillissent et leur motivation n’est plus la même. C’est comme s’ils avaient désormais accepté de perdre ensemble. C’est un contexte difficile pour les jeunes qui veulent s’imposer.