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Scheer insiste sur l'unité nationale dans sa rencontre avec Trudeau

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OTTAWA | Le chef conservateur Andrew Scheer a insisté sur l’importance de s’attaquer à la «crise d’unité nationale» qui secoue le pays lors de sa première rencontre avec le premier ministre libéral Justin Trudeau depuis sa réélection, mardi. 

«Nous avons parlé du besoin d’une concertation sur l’unité de ce pays parce qu’il y a beaucoup de division en ce moment et les gens de l’Ouest veulent voir le progrès sur les grands projets d’énergie», a lancé M. Scheer mardi en sortant du bureau du premier ministre. 

Les discussions ont été «collaboratives» et les deux chefs de parti ont trouvé certains terrains d’entente, a-t-il indiqué. Il a notamment donné en exemple la proposition des conservateurs d’exempter d’impôts les prestations reçues par les Canadiens en congés parentaux. 

Sur l’achèvement du projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, le chef conservateur exhorte les libéraux à adopter un plan détaillé comprenant des échéances claires. 

M. Scheer a en outre fait savoir qu’il entend bien continuer de demander l’annulation de deux lois qualifiées d’anti-pipelines par de nombreux acteurs du secteur pétrolier de l’Ouest, C-48 et C-69. Ces deux pièces législatives, adoptées durant le premier mandat de Justin Trudeau, resserrent le processus d’évaluation environnementale de grands projets énergétiques et limitent le transport de pétrole brut au long de la côte de la Colombie-Britannique. 

Le chef conservateur fait par ailleurs valoir que son projet de corridor énergétique pancanadien mérite d’être étudié par le gouvernement fédéral. 

M. Scheer n’a toutefois pas spécifié, mardi, où il trace la ligne pour sa collaboration avec les libéraux. Réélu à la tête d’un gouvernement minoritaire, M. Trudeau aura besoin de l’appui de députés des partis d’opposition pour faire adopter des mesures législatives et pour conserver le pouvoir. 

Son premier test sera l’adoption du discours du discours du Trône de son gouvernement, le 5 décembre. «Il revient à M. Trudeau de trouver un terrain d’entente pour [le] faire passer. J’ai souligné les éléments sur lesquels j’allais me concentrer», s’est contenté de dire le chef conservateur. 

Ce dernier s’est par ailleurs avoué «déçu» que les élus fédéraux ne soient pas conviés à siéger au Parlement plus tôt qu’à cette date. «La Chambre n’a pas siégé depuis près de cinq mois et il y a beaucoup d’enjeux auxquels s’attaquer », a-t-il commenté. 

M. Trudeau a confirmé, mardi, que le discours du Trône établissant les priorités de son gouvernement sera présenté le 5 décembre.