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Bergevin positif, mais prudent

Le directeur général du Canadien dresse un bilan à l’approche du quart de la saison

Marc Bergevin
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, reconnaît que l’équipe devra batailler ferme pour se tailler une place en séries éliminatoires.

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En ce matin froid du 13 novembre, Marc Bergevin pouvait se réchauffer un peu le cœur en regardant le classement. Il y trouvait son équipe au quatrième rang de l’Association de l’Est et au deuxième rang de la très coriace division Atlantique avec une récolte de 23 points (10-5-3) après 18 matchs.

Bergevin a rencontré les médias au lendemain du gain de 3 à 2 en tirs de barrage contre les Blue Jackets de Columbus. Sans que ce soit présenté ainsi, le directeur général de l’équipe a profité de cette tribune pour faire une sorte de bilan à l’approche du quart de la saison.

Le DG a présenté un optimisme modéré en conférence de presse.

« Dans l’ensemble, je suis satisfait, a-t-il dit. En ce moment, je crois que nous sommes au troisième rang dans la LNH pour les buts marqués en troisième période. Ça démontre que nos joueurs sont dans une bonne forme physique et que nous croyons qu’il est toujours possible de revenir dans le match même si nous sommes en retard.

« En général, on a été prêts tous les soirs, a-t-il poursuivi. Il y a eu de petits manques, comme le match à Dallas, où on n’était pas engagés physiquement. Mais habituellement, on travaille et les buts qu’on marque tard dans les matchs en disent long sur notre équipe. »

Course à finir

À pareille date l’an dernier, le Tricolore avait un départ pratiquement identique avec une fiche de 9-6-3 pour 21 points après 18 rencontres. À la fin du marathon de 82 matchs, le CH a finalement terminé au neuvième rang dans l’Est avec 96 points, deux de moins que les Blue Jackets.

Quand Bergevin se montre prudent dans ses propos, il parle donc par expérience. Il sait très bien que son équipe devra se battre jusqu’à la fin de la saison pour espérer décrocher une place en séries.

« Nous aimerions bénéficier d’un petit coussin après la période des Fêtes, a-t-il mentionné. Il y a probablement trois ou quatre équipes qui appartiennent à l’élite. Ensuite, il y a deux ou trois équipes en reconstruction. La plupart des autres formations se battront jusqu’à la fin de la saison. Voilà la réalité de la LNH. »

Un seul objectif

Dans le vestiaire du CH, on tenait un discours très semblable à celui du DG. Il n’y avait aucun excès de confiance malgré un premier quart encourageant.

« Nous sommes heureux de notre départ, mais nous ne sommes pas satisfaits, a raconté le centre Phillip Danault. Nous faisons un bon travail comme équipe en nous donnant une chance de gagner tous les soirs. Nous travaillons fort.

« Je ne serai pas satisfait et l’équipe ne sera pas satisfaite tant que nous n’aurons pas assuré notre participation en séries, a continué Danault. Nous sommes passés proche l’an dernier, mais ça faisait mal de ne pas y arriver. »

Le même message est revenu dans le discours de Tomas Tatar.

« Nous sommes au deuxième rang de notre division, mais il y a encore de la place pour de l’amélioration, a affirmé le Slovaque. Nous avons joué plusieurs bons matchs. Nous sommes heureux, mais nous ne sommes pas satisfaits. »