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Un financier québécois favori pour succéder à Sabia

André Bourbonnais
Photo d'archives André Bourbonnais

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Un financier québécois, aujourd’hui basé à New York, s’apprête-t-il à succéder au PDG démissionnaire de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, Michael Sabia?

TVA Nouvelles a appris qu’André Bourbonnais est désormais considéré comme l’un des candidats favoris au sein du gouvernement Legault pour devenir le prochain grand patron de la Caisse.

«Je ne ferme pas la porte», a confirmé le principal intéressé, joint par téléphone à son bureau de Manhattan.

André Bourbonnais dirige actuellement un fonds d’investissement de plus de 3 milliards $ US chez BlackRock, un géant de la finance mondiale.

«J’entends continuer mon travail chez BlackRock pour les prochaines années», a-t-il répondu, avant de reconnaître que le poste de président de la Caisse pourrait l’intéresser.

«Je suis conscient que mon profil cadre avec celui qui est recherché», a-t-il laissé tomber.

17 ans d’expérience

André Bourbonnais a le profil de l’emploi. Il a passé 17 ans de sa carrière à gérer des investissements pour des régimes de retraite.

Au début des années 2000, il a travaillé à la Caisse de dépôt et placement du Québec, avant d’accéder à la vice-présidence de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada.

De 2015 à 2018, il a dirigé Investissements PSP, l’un des plus importants gestionnaires de fonds pour des régimes de pension au Canada.

Selon plusieurs sources gouvernementales, le profil de cet homme de finances a séduit bon nombre de décideurs politiques et économiques.

«Ça prend quelqu’un qui connaît à la fois les produits financiers, et à la fois le tissu économique du Québec. C’est le cas de M. Bourbonnais», a pour sa part souligné l’ancien numéro deux de la Caisse, Michel Nadeau, qui a déjà travaillé avec André Bourbonnais.

Selon la procédure prévue, le conseil d’administration de la Caisse devra soumettre, d’ici le début de l’an prochain, une liste de candidats au gouvernement caquiste.

C’est le premier ministre François Legault, ultimement, qui aura son mot à dire sur celui ou celle qui gérera le fonds de retraite de plus de six millions de Québécois.