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Chauffard fou au centre-ville: «ça ne prenait qu’un geste pour peut-être changer quelque chose»

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Erick Marciano n’a écouté que son cœur, hier midi, alors qu’il roulait au centre-ville de Montréal et qu’il a utilisé son VUS Mercedes pour bloquer le passage d’un conducteur fou pourchassé par la police. 

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M. Marciano a vu que l’automobiliste au volant de sa Honda se dirigeait sur des piétons et des travailleurs de la construction qui œuvraient sur un édifice du CHUM. «Ça ne prenait qu’un geste pour peut-être changer quelque chose», a déclaré modestement M. Marciano en entrevue au TVANouvelles.ca au lendemain de son acte héroïque qui a peut-être sauvé des vies. 

Erick Marciano se trouvait à l’angle de la rue Berri et du boulevard René-Lévesque en direction nord quand il a vu un automobiliste griller un feu rouge. «Il a regretté d’avoir brûlé le feu rouge. Il a reculé puis parlé avec les policiers (qui l’ont intercepté). Puis, le chauffard a accéléré et il est parti. Les policiers sont partis en poursuite. J’ai eu mon feu vert et j’ai tourné. J’étais pratiquement derrière eux», détaille M. Marciano. 

Chemin bloqué 

Dans sa course, le chauffard est resté pris dans la neige avec son véhicule. «Les policiers ont sorti leur pistolet. Il a réussi à se décoincer puis à faire demi-tour sur René-Lévesque. Il y avait énormément de piétons et d’employés de la construction. J’ai klaxonné, fait mon chemin et bloqué le passage», raconte Erick Marciano. 

L’homme a songé à ce qui s’est passé en Europe se remémorant les camions-béliers qui ont foncé dans la foule à Nice, Berlin et Barcelone semant la mort sur leur passage. 

«J’ai pensé à l’Europe, je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose, qu’il fallait arrêter ça», appuie Erick Marciano. 

La Honda du chauffard a été stoppée net dans sa course. «Je l’ai vu par la suite, il a reçu ses coussins gonflables, il était out, sans connaissance», précise M. Marciano. Il semble que l’homme était intoxiqué. 

La Mercedes de M. Marciano a subi des dommages sous la force de l’impact. «C’est juste du métal, ce n’est pas important, pour moi ce n’était rien du tout», sourit l’homme au geste héroïque qui, si c’était à refaire, n’hésiterait pas. 

Son acte de bravoure lui a d’ailleurs valu la reconnaissance des agents du SPVM. «Les policiers étaient tous sympathiques, chaleureux. Ils m’ont remercié et ils étaient reconnaissants.»