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Tarifs de gros: Vidéotron et les autres entreprises plaident leur cause

Tarifs de gros: Vidéotron et les autres entreprises plaident leur cause
Photo d'archives, Agence QMI

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MONTRÉAL – Les principaux câblodistributeurs du pays, dont Vidéotron, ont réclamé une nouvelle fois l’intervention du gouvernement fédéral dans le dossier des tarifs définitifs de gros exigés par le CRTC pour les services internet. 

Très inquiets de la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d’imposer de nouveaux tarifs, Videotron et les principaux joueurs de l'industrie se sont tournés vers la Cour d'appel fédérale pour obtenir avec succès une ordonnance permettant de la suspendre, le temps de débattre du dossier en cour. 

Mercredi, ils ont formellement interpellé Ottawa dans le cadre du processus d’appel. Ils réclament qu’Ottawa exige du CRTC qu’il réexamine sa décision et adopte une approche équilibrée dans son cadre réglementaire des services internet haute vitesse de gros. 

Entre autres, la filiale de Québecor ne s’explique pas que le CRTC ne reconnaisse pas le travail que font les câblodistributeurs pour bâtir des «infrastructures de qualité». 

Elle s’inquiète des répercussions d’une telle décision qui provoque «inévitablement un ralentissement de l’investissement et donc, un retard technologique pour nos communautés». 

Vidéotron a rappelé que comme d’autres entreprises, elle a contribué à faire que le Québec ait maintenant «un des plus grands réseaux hybrides fibre optique-câble coaxial en Amérique du Nord». 

«Le CRTC choisit de freiner le rythme des investissements technologiques à un moment de notre histoire où tous sont de plus en plus connectés, a soutenu le président et chef de la direction de Vidéotron, Jean-François Pruneau, dans un communiqué. Il est inconcevable de ralentir et voilà pourquoi nous sommes déterminés à sensibiliser nos décideurs sur ce sujet. Les conséquences pour tous sont trop importantes pour ne pas agir dès maintenant.» 

De son côté, le président et chef de la direction de Cogeco Communications, Philippe Jetté, estime que «la récente décision du CRTC doit être reconsidérée afin d’améliorer l’accès à internet dans les régions mal servies et non desservies, de stimuler l’innovation dans l’infrastructure réseau et d’offrir aux consommateurs canadiens des choix et un accès à des services abordables».