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Un coton ouaté

Young sports man drinking water
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On a tous un coton ouaté dans un de nos tiroirs, dans notre garde-robe ou peut-être même sur nos épaules en ce moment. 

 

On l’aime, il nous réconforte, il nous réchauffe. Comme un gros câlin qui nous dit «ça va bien aller».  

 

C’est un morceau de vêtement que l’on peut porter n’importe où. Il n’y a pas de loi ou de règle qui nous impose le contraire. Par contre il est vrai qu’on l’utilise surtout à la maison. Dans le confort de notre chaumière.   

 

Mais une chose est claire : ce n’est qu’une pièce de vêtement. Personne ne change de personnalité en arborant un coton ouaté. On garde nos idées, nos souvenirs, nos valeurs. Ce n’est pas un artéfact mystique qui réveille en nous des démons ensevelis. Non, ce n’est qu’un coton ouaté.  

 

Un vieil adage dit que l’habit ne fait pas le moine. Comme quoi il ne faut pas juger quelqu’un par son accoutrement. La personne la plus sage peut porter un t-shirt Coors Light, et la plus insignifiante un costume trois pièces.   

 

On le sait mais on l’oublie parfois. Trop souvent, on fait confiance à quelqu’un parce qu’il porte un beau complet. Combien de fois avons-nous vu une publicité avec un acteur portant le sarrau pour nous faire croire qu’il s’agit d’un médecin ou d’un pharmacien même si en fait il n’en est rien.  

 

C’est comme ça, on croit trop facilement à la légitimé de quelqu’un parce qu’il porte le bon costume, et on discrédite l’autre parce qu’il est un peu en marge au niveau du code vestimentaire.   

 

La vérité c’est que tout le monde préfère le coton ouaté. Qu’on soit une top modèle de magazine, un grand sportif ou un magistrat des plus grandes cours, quand on revient à la maison et qu’on revêt son costume de «soi-même» on choisit le coton ouaté.   

 

Quand les projecteurs sont éteints et que les micros ce sont tus, le coton ouaté apparait comme une idée plus qu’acceptable. C’est chaud, c’est doux. Ça ne serre pas à la taille et ne se replie pas contre nos petites poignées d’amour quand nous sommes assis.  

 

Évidemment, certains contextes justifient le port d’un habit plus élaboré qu’un simple coton ouaté. Que ce soit par respect ou simplement pour le décorum. Je ne dis pas que l’on devrait porter le coton ouaté en toutes circonstances, je dis simplement qu’il n’est pas le reflet de la personne qui le porte.  

 

Une personne se définit par ses propos, ses valeurs et ses actions, pas par le type de vêtement qu’il porte. J’écris ces mots en portant un coton ouaté et j’écrirais les mêmes si je portais un tuxedo.