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Le Nouveau-Brunswick souhaite privatiser Cannabis NB

Le Nouveau-Brunswick souhaite privatiser Cannabis NB
Photo d'Archives, AFP

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FREDERICTON, N.-B. – Un an après la légalisation du cannabis à des fins récréatives au Canada, le gouvernement du Nouveau-Brunswick souhaite privatiser Cannabis NB, une filiale de la Société des alcools du Nouveau-Brunswick.

La province a lancé jeudi un appel de propositions auprès d’éventuels exploitants privés afin qu’ils soumettent leur candidature, d’ici le 10 janvier 2020, pour que l'un d'entre eux devienne responsable de l’exploitation, de la distribution et de la vente de cannabis à des fins récréatives dès l'an prochain.

Le gouvernement cherche des promoteurs ayant «une expérience confirmée dans la vente de cannabis à des fins récréatives, la capacité financière de développer et de maintenir les activités, ainsi qu’un plan viable pour lutter contre le marché clandestin et fournir un service de haute qualité aux consommateurs au moyen de prix concurrentiels et d’une diversité de produits», a-t-on précisé jeudi, par communiqué.

«Cette décision fait partie de nos efforts visant à dynamiser le secteur privé, à mettre de l’ordre dans nos finances et à maximiser les avantages pour les contribuables et le gouvernement», a déclaré le ministre des Finances et président du Conseil du Trésor, Ernie Steeves.

«Après un examen minutieux et approfondi du modèle de gestion actuel pour la vente de cannabis à des fins récréatives et une analyse des solutions de rechange, nous avons conclu que l’approche la plus favorable pour les contribuables et le gouvernement du Nouveau-Brunswick était de nous tourner vers le secteur privé», a-t-il poursuivi.

Le seul exploitant qui sera retenu lors d’un «processus ouvert, équitable et transparent» sera connu au printemps 2020, «et la transition vers le nouveau modèle aurait lieu plus tard au cours de l’année civile», a-t-on mentionné.

Au Canada, seules les provinces de la Saskatchewan et du Manitoba ont opté pour le privé pour la vente de cannabis récréatif. Au Québec, c’est la Société québécoise du cannabis (SQDC), une filiale de la Société des alcools du Québec (SAQ), qui exploite ses propres magasins dans une formule exclusivement publique.

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