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L'immobilier de luxe en plein essor à Montréal

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MONTRÉAL – Le marché immobilier de luxe dans le Grand Montréal ne s'est jamais aussi bien porté. Les acheteurs étrangers sont de plus en plus nombreux et l'offre ne cesse d'augmenter.

Le courtier Joseph Montanaro compte parmi ses clients la chanteuse Céline Dion et le joueur de hockey P.K. Subban.

«J'ai battu un record, à Westmount: la maison la plus chère qui s'est vendue sur Centris, qui s'est vendue à 9 millions $. Dès qu'on les inscrit, les maisons, elles partent», a dit le courtier de la bannière Sotheby’s, jeudi, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Records de vente, records de prix: le marché montréalais profite aujourd'hui du ralentissement à Vancouver et à Toronto, deux villes qui imposent désormais des taxes supplémentaires aux acheteurs venant de l'étranger.

«Ç'a eu un impact immédiat. Tout le monde est un peu au courant que les Asiatiques achètent beaucoup, particulièrement les Chinois», a ajouté M. Montanaro.

Pendant ce temps, le Grand Montréal attire de plus en plus d'étrangers: un acheteur sur cinq est issu de l'immigration. Plus que jamais, ils sont prêts à sortir le chéquier.

Avec les baby-boomers qui vieillissent, l'immobilier de luxe se transforme rapidement, estime M. Montanaro, qui cumule 12 ans d'expérience comme courtier immobilier.

«Et les baby-boomers s'apprêtent à prendre leur retraite. Donc, on le voit, cette année, il y a eu au-dessus de 40 maisons qui ont été inscrites au-dessus de 4 millions $. Ça, c'est à Westmount. C'est un record; d'habitude, c'était cinq ou dix», a-t-il mentionné.

Globalement, le prix des propriétés augmentera de 5 % à Montréal cette année. Malgré tout, la métropole demeure abordable, lorsqu'elle se compare aux autres métropoles canadiennes.

«Si on regarde le prix moyen des maisons à Vancouver, c'est 1,1 million $. À Toronto, c'est à peu près 900 000 $. Et à Montréal, on est à 400 000 $. On est la moitié de Toronto», a conclu le courtier immobilier.