/sports/soccer/impact
Navigation

Une icône dirigera l’Impact

Thierry Henry est embauché comme nouvel entraîneur-chef

Coup d'oeil sur cet article

 L’embauche de Thierry Henry comme entraîneur-chef est énorme d’un point de vue marketing pour l’Impact puisque la nouvelle a été reprise partout dans le monde. 

 C’est important pour le Bleu-blanc-noir, qui a besoin d’amorcer un virage après avoir raté les séries éliminatoires au cours des trois dernières saisons. Imaginez, les Alouettes ont même remis à vendredi leur bilan de fin de saison qui était prévu jeudi. 

 La dernière fois qu’on a vu une nouvelle d’une telle magnitude dans l’entourage de l’équipe, c’est quand Didier Drogba a été accueilli en héros à l’aéroport Montréal-Trudeau, en 2015. 

 Pour vous donner une idée, Thierry Henry, c’est le meilleur buteur de l’histoire de la France devant Michel Platini, c’est un champion de la Coupe du monde et c’est également une légende du club anglais Arsenal, avec lequel il a disputé huit saisons. 

 C’est une vedette internationale, il est francophone, il a du magnétisme, il a un fort caractère, c’est un gagnant, et il voulait venir à Montréal. 

 À première vue, il coche vraiment toutes les cases. Le contrat est valide pour deux saisons avec une option pour 2022. Le salaire n’est pas connu, on peut présumer qu’il se situe au-delà de deux millions de dollars. 

 «Je suis excité à l’idée de relever ce défi dans une ville avec autant de diversité culturelle. Je suis impatient de retrouver les lignes de touche», a-t-il écrit sur Twitter. 

Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

 Comme un grand club 

 Depuis près d’un an, le président de l’Impact, Kevin Gilmore, martèle que le Bleu-blanc-noir doit agir comme un grand club. L’embauche de Thierry Henry est en parfaite adéquation avec cet objectif. 

 Joint au téléphone, Gilmore a confirmé que l’arrivée de Henry a eu un impact immédiat sur la vente de billets. 

 «On a installé une cloche au bureau que l’on fait sonner chaque fois qu’on vend un abonnement de saison. La cloche sonne pas mal», a-t-il confié lors d’un bref entretien téléphonique. 

 «Son arrivée crée autant d’intérêt auprès de partisans qui étaient ici avant et qui avaient pris une pause que de la part de fans de foot qui veulent venir voir ça de leurs propres yeux», a-t-il ajouté. 

Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

 Décision de Renard 

 C’est l’entourage de Thierry Henry qui a contacté l’Impact pour lui faire part de son intérêt pour un poste en MLS, plus particulièrement à Montréal, et ce, alors que l’Impact amorçait ses recherches. 

 Aucun autre candidat n’a par conséquent été rencontré. Le nouveau directeur sportif, Olivier Renard, a donc eu un premier dossier d’importance à gérer et il l’a mené à bien. 

 «Il y a eu des discussions et ils se sont rencontrés. C’était notre premier choix, et on était son premier choix. Les choses ont été faciles», a indiqué Gilmore. 

 Le président de l’Impact a par ailleurs assuré ne pas avoir eu son mot à dire et qu’on avait laissé le soin à Olivier Renard de prendre la décision qu’il estimait la meilleure pour l’équipe. 

 «C’est une décision sportive, ce n’est pas une décision qui se prend par un président», a souligné Gilmore. 

Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

 Bon coup 

 «Je pense que c’est un très bon coup de la part du club à tous les niveaux. Il coche plusieurs cases», a résumé Patrice Bernier, qui s’est lié d’amitié avec Henry à l’époque où ils étaient rivaux dans la MLS. 

 Les deux hommes ont beaucoup en commun, notamment leur esprit de compétition très développé. 

 D’ailleurs, Henry a déjà dit de Bernier qu’il était l’un des meilleurs joueurs du circuit Garber. Un compliment de la sorte venant de «Titi» commande le respect. On ne sait toutefois pas si Henry demandera à l’ancien capitaine de se joindre à son personnel, mais l’association serait logique. 

 Rappelons que l’ancien capitaine a agi comme adjoint de Wilmer Cabrera quand celui-ci a pris la relève de Rémi Garde après le congédiement de ce dernier en août. 

 Compétiteur féroce 

 À Monaco, parmi les raisons évoquées pour expliquer son échec, on a avancé qu’il avait du mal à comprendre que les joueurs ne puissent pas atteindre un niveau de jeu élevé comme celui qu’il avait quand il était joueur. 

 Le constat est dur, mais il témoigne de la nature même de l’homme, qui va vouloir relever le niveau de l’Impact, qui n’est tout simplement pas suffisant depuis trois saisons. 

 «C’est un très gros compétiteur, une grosse tête de foot, il en mange, il adore ça», a insisté Bernier lors d’une conversation téléphonique. «Il a de très hauts standards. Il a une volonté de feu de gagner.» 

 Et c’est sans compter l’effet d’attraction que son nom peut avoir dans le recrutement de l’équipe. Avoir la chance de jouer pour Thierry Henry, ça peut convaincre des joueurs de venir à Montréal. 

 Exigeant 

 On disait donc que Henry est un homme exigeant, et c’est ce qui lui a permis de devenir un joueur d’élite. Bernier s’attend donc à ce qu’il agisse de la même façon comme entraîneur. 

 «L’exigence qu’il avait avec lui-même, je présume qu’il va l’avoir avec les joueurs qu’il va entraîner», explique-t-il. 

 Bernier a par ailleurs soulevé deux points intéressants et très pertinents dans l’univers de l’Impact, qui est intimement lié au FC Bologne. 

 «Il connaît bien la MLS et il a aussi joué en Italie, donc il parle italien, même si je ne connais pas son niveau de maîtrise de la langue», mentionne Bernier.