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Motoneige: une préparation dans les règles de l’art

Motoneige
Photo courtoisie, Karl Tremblay Depuis son arrivée sur le marché, le Titan de Polaris a su se tailler une place de choix dans le monde des motoneiges de travail.

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Il existe sur le marché différents types de motoneige ; celles conçues pour les sentiers, le travail et celles pour le hors-piste. Mais bien qu’elles se ressemblent, la vocation d’une motoneige peut représenter un facteur important dans la préparation présaison.

«À la base, une motoneige reste toujours une motoneige. Qu’elle soit conçue pour le travail, le tourisme ou le sport, l’important, c’est qu’il y ait une révision importante et rigoureuse sur tout type de motoneige, explique René Cyr de Pro Performance Boischatel.

«Peu importe la motoneige, c’est le même entretien. Il faut que les courroies soient bonnes, la transmission doit être à son meilleur, toujours penser à verser de l’antigel dans l’essence, peu importe que ce soit un moteur deux temps ou quatre temps, sport ou montagne, c’est la même chose. Il ne faut pas oublier le système de suspension, la direction et tout le reste.»

Des ajustements

Si à la base, il y a des entretiens qui sont semblables, il y a tout de même certains ajustements qui doivent être faits en rapport avec la vocation de la motoneige.

«Ce qui fait la différence entre les modèles, ce sont certains équipements qui sont différents, précise le spécialiste. Si vous avez par exemple, une motoneige de type Touring, les suspensions vont être ajustées différemment si vous êtes seul ou à deux. Lorsque l’on se retrouve avec une motoneige de travail, à tirer des charges, il faut que la suspension arrière soit plus rigide. En accrochant une lourde charge à l’arrière, une suspension plus rigide empêchera la motoneige de trop s’écraser. Mais encore là, ce sont des motoneiges conçues pour cela avec des chenilles de 20 pouces de large. Tout est plus robuste sur ces motoneiges. Ce ne sont là que des exemples au niveau de la vocation de la motoneige. Finalement, quel que soit le type de motoneige, les inspections et les vérifications de base sont les mêmes.»

Des équipemens à surveiller

Toujours dans le cas d’une motoneige de travail comme la Titan, il faudra s’assurer que tout le système d’attelage à l’arrière est bien ancré et fonctionnel à 100 %. Dans la majorité des cas, ces motoneiges sont équipées de treuil. Il faut bien le vérifier et surtout examiner le câble pour savoir s’il n’est pas emmêlé.

Il est suggéré de le dérouler au complet et de l’enrouler à nouveau en prenant bien soin qu’il se place de la bonne façon autour du tambour du treuil.

Pour la motoneige de montagne, l’usage qui en sera fait exige de dépasser le stade mécanique.

«Si on va dans la motoneige de montagne, les ajustements vont être différents pour la suspension. Les courroies vont être très sollicitées parce que l’on va circuler dans une bonne épaisseur de neige. Il ne faut surtout pas oublier d’avoir avec soi des courroies de rechange parce que partir sans elles, c’est un peu comme circuler en voiture sans avoir de pneu de secours. Même chose pour les bougies sur les moteurs deux temps. Il faut en avoir de rechange en tout temps avec soi.

«Très souvent, la motoneige nous permet de nous rendre dans des endroits isolés. Si on tombe en panne et qu’il faut revenir à pied, ce n’est pas une sinécure parce qu’une motoneige, ça flotte sur la neige alors que nous, on ne flotte pas. Si on n’a pas de solution au problème, on s’organise pour vivre une longue marche de retour dans des conditions très difficiles.»

La morale de l’histoire, à la base, une motoneige demeure une motoneige avec les mêmes enjeux mécaniques, quel que soit sa vocation. Il faut aller chercher dans les détails reliés à l’utilisation que l’on fera de sa machine pour pousser plus loin la préparation idéale pour la saison.

Compte tenu du fait que nous sommes très exigeants pour nos motoneiges, quel que soit le type d’activité que l’on pratique, la responsabilité nous revient de toujours tenir à l’ordre notre machine qui nous fournira les performances que nous attendons, pour autant qu’elle ait reçu les attentions dont elle a besoin.