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Données en santé: plus de budget et de ressources réclamés

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Les ressources sont insuffisantes pour gérer adéquatement l’utilisation des données médicales, déplore une association représentant les archivistes médicaux du Québec, qui demande un plus grand budget.

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L’AGISQ, qui regroupe et représente les archivistes médicaux du réseau québécois de la santé et des services sociaux, s’inquiète par ailleurs des intrusions répétées dans les dossiers médicaux personnels des Québécois.

«Nous sommes toujours aussi préoccupés par la gestion de la sécurité des données personnelles au sein des établissements de santé et services sociaux du Québec», a soutenu dans un communiqué Alexandre Allard, président de l’AGISQ.

Notre Bureau d’enquête a rapporté cette semaine que des milliers de travailleurs de la santé peuvent consulter facilement les dossiers médicaux électroniques des citoyens, et ce, sans autorisation.

En l’occurrence, Québec n’est pas capable de détecter toutes les intrusions inappropriées dans le Dossier Santé Québec (DSQ) qui regroupe depuis 2009 les informations médicales confidentielles de la vaste majorité des Québécois, dont les résultats de tests médicaux et les médicaments qu’ils prennent.

«Nous répétons depuis trop longtemps que les ressources actuelles et les stratégies déployées sont insuffisantes pour gérer adéquatement les risques reliés à la consultation ou l’utilisation inadéquate des données médicales personnelles», a souligné M. Allard.

De son côté, le premier ministre François Legault s’est dit «inquiet» de la piètre protection des données en santé et a assuré vendredi que son gouvernement mettra en place un système pour mettre fin au bar ouvert qui met à risque les renseignements personnels des Québécois.

L’AGISQ recommande de tenir à jour l’historique de toutes les entrées et sorties dans les dossiers médicaux, et ce, à travers l’ensemble du réseau. Cela «permettrait d’améliorer considérablement la traçabilité des consultations des dossiers médicaux et de favoriser la sécurité des données classées électroniquement».

Par ailleurs, les archivistes médicaux réclament plus de budgets soutenant que les fonds sont nettement insuffisants pour faire face aux défis de la protection des données personnelles.