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Jolin-Barrette comme Mad Max?

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Simon Jolin-Barrette a-t-il été imprudent en laissant quelques notes et une tablette informatique dans sa voiture de fonction, avant qu’un petit bandit ne décide de commettre un vol dans un stationnement couvert ?

Sincèrement, il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

Travail constant

De façon générale, les ministres se trouvent régulièrement à leur cabinet de Québec, et parfois à celui de Montréal. Ils passent aussi de nombreuses heures au parlement, sans oublier le bureau de comté et les activités un peu partout au Québec. Bien souvent, la voiture de fonction d’un ministre constitue le lien qui unit tous ces endroits. L’élu y passe un temps fou et profite du fait qu’il n’a pas à conduire pour poursuivre son boulot. Lire des dossiers, scribouiller des notes à l’intention de son personnel, préparer des réunions... Plus qu’un simple moyen de transport, c’est un lieu de travail.

Donc, est-ce anormal de constater que de la paperasse ou encore un iPad puissent se trouver sans surveillance dans ce véhicule, s’il ne s’agit pas de documents hautement confidentiels ? Va-t-on s’attendre d’un ministre qu’il fasse le ménage de fond en comble de son auto avant chacune de ses sorties ? Ce n’est pas sérieux.

Certains se sont empressés de faire un rapprochement entre cet épisode et la fois où Maxime Bernier avait laissé des documents confidentiels du ministère des Affaires étrangères chez sa copine aux fréquentations douteuses. Ce n’est absolument pas la même chose. Mad Max avait fait preuve d’un manque de jugement flagrant, alors que Jolin-Barrette a été victime d’un vol à l’intérieur de sa voiture. Il ne faudrait quand même pas charrier.

Vraiment, la guigne semble s’acharner sur le jeune ministre. Mais s’il fut souvent l’artisan de ses récents malheurs, on ne peut en dire autant dans le cas de cet incident fortuit.