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Travaux du REM: Gérard Beaudet dénonce la mainmise de la Caisse de dépôt

Travaux du REM: Gérard Beaudet dénonce la mainmise de la Caisse de dépôt
Photo Agence QMI, Steve Madden

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L’urbaniste et codirecteur de l’Observatoire de la mobilité durable de l’Université de Montréal, Gérard Beaudet, estime que la Caisse de dépôt et placement du Québec a une «autorité absolue» dans le dossier du REM. 

En entretien à Dutrizac sur les ondes de QUB radio, l’urbaniste a dénoncé l’intransigeance de la Caisse qui n’a «pas de comptes à rendre à personne». 

«Ils sont tellement sur les caps de roues qu’ils n’ont même pas eu le temps de penser à des solutions viables pour compenser le fait que ça va être fermé pendant des années», a-t-il ajouté. 

Écoutez l'entrevue complète:

À partir du 6 janvier 2020, le tunnel sous le mont Royal, permettant un accès direct au centre-ville, sera fermé pour être adapté au REM. Ces travaux d’une durée d’au minimum trois ans auront un impact sur les 15 000 usagers de la ligne de train des Deux-Montagnes-Montréal. 

Approche fragmentée et pénurie de main-d’œuvre 

Gérard Beaudet perçoit l’approche fragmentée entre le transport collectif, traité «de manière assez bancale depuis 30 ans», et le transport routier comme une source de réponse directe à la problématique actuelle. 

«Ça ne relève pas des mêmes entités. On n’est pas sur les mêmes enveloppes budgétaires, ça ne répond pas des mêmes priorités, ce qui fait que c’est difficile d’articuler les deux convenablement», a-t-il expliqué. 

Selon l’urbaniste et codirecteur de l’Observatoire de la mobilité durable de l’Université de Montréal, le manque de travailleurs est aussi à considérer. «Le nombre de chantiers qu’on est obligé de faire est supérieur à notre capacité collective à les assumer, juge-t-il. [....] Il y a des surcoûts et il y a probablement des chantiers qui sont reportés et qui nous mettent à risque.» 

Une saturation «évidente» 

Toujours selon Gérard Beaudet, le sous-investissement des dernières années a eu pour résultat une demande excédentaire à l’offre, causant saturation et réactivité désalignée à une vue d’ensemble plus globale du réseau de transports. 

«La ligne bleue, ça fait quand même 30 ans qu’on l’attend. Le SRB Pie-IX, ça va avoir pris à peu près quatre fois plus de temps que le premier réseau du métro [...] et on a le même problème avec le train de l’Est» détourné à Repentigny, a-t-il affirmé en entrevue avec l’animateur Benoît Dutrizac. 

Les incitatifs pour favoriser l’utilisation du transport collectif a aussi eu des répercussions positives pour les utilisateurs «dans les parties centrales de la région de Montréal», engorgeant d’autant plus le réseau, croit l’urbaniste.

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