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Thierry Henry à Montréal: un immense coup... mais il y a Monaco

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Thierry Henry à Montréal ! Toute la presse britannique a donné un traitement royal à la nouvelle. Même chose en France, en Belgique et en Suisse. C’est fort aussi en Espagne et en Italie. Ça résume les langues que je suis capable de lire, avec un peu de roumain.

À New York, ça met fin à une série de nouvelles publiées dans les grands quotidiens de la ville voulant que Thierry Henry soit nommé coach des Red Bulls de la MLS.

C’est Montréal qui accueille le trésor. En tous les cas, un trésor médiatique. Tellement gros que les Alouettes ont eu l’intelligence de retarder d’une journée leur bilan de la saison.

Ça montre déjà que l’Impact s’installe comme équipe numéro deux au Québec, après le Canadien et devant les Alouettes.

HENRY A DONNÉ LE SIGNAL

C’est le clan Henry qui a contacté Kevin Gilmore, le président de l’Impact. On a fait savoir à Gilmore que Thierry Henry serait intéressé à venir diriger l’Impact de Montréal.

« J’ai alors transmis le dossier à notre directeur général Olivier Renard, et le reste s’est bien déroulé », a d’ailleurs expliqué Gilmore, hier.

Le même clan avait refusé de s’engager avec les Red Bulls. Thierry Henry lorgnait vers la MLS, mais son équipe n’était pas celle avec laquelle il avait joué en Amérique. C’est lui qui a choisi Montréal. Pas le contraire.

PLUSIEURS QUESTIONS

Personne ne va diminuer l’ampleur de la prise. Mais il y a plusieurs questions dont on ne connaît pas les réponses.

Thierry Henry a vécu une seule expérience comme coach en chef. Avec l’AS Monaco. Et ce fut une catastrophe. Il n’a duré que trois mois dans sa seule saison, et à son départ, son équipe était plongée dans un profond désarroi.

Si ça vous intéresse, allez lire les textes suivant son congédiement en janvier dernier dans Nice-Matin ou dans les sites des stations de radio et de télé couvrant le football français. Et aussi dans The Guardian, qui travaille au scalpel dans son cas.

On convient qu’à Monaco, Henry avait hérité d’une équipe dont la majorité des réguliers étaient confinés à l’infirmerie. Mais tous les médias rappellent qu’il n’a jamais été capable de s’ajuster à la situation. Il manquait de patience et s’avérait hautain avec des joueurs moins talentueux.

ATTENDONS UN PEU

Mais il faut rappeler que les sections sportives des médias français ont une très grande tendance à s’enligner avec les directions des équipes.

On sait sur quel côté il faut étaler la confiture sur la tranche de pain.

Je savoure cette nomination. Je suis content pour l’Impact et heureux pour Jacques Thériault et les autres mégafans de l’Impact.

Mais avant de sortir l’encens pour chanter la messe, je vais attendre une dizaine de matchs...

À cause de Monaco.