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Aller jusqu’en Tunisie dans le but de recruter des soudeurs

Une entreprise en structure n’a pas le choix de faire appel à l’international

Groupe Tremblay
Photo Ben Pelosse Emmanuel Chabot et Jean-Pierre Tremblay du Groupe Tremblay dans l’usine à Saint-Anicet.

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Le Groupe Tremblay met le cap sur la Tunisie pour recruter des soudeurs. Le fabricant de structures en acier fait ainsi ses premiers pas en recrutement international afin de trouver cette main-d’œuvre qui se fait trop rare au Québec.

Si tout se passe comme prévu, le Groupe Tremblay devrait accueillir six soudeurs tunisiens à l’automne 2020. Pourquoi la Tunisie ?

« Le taux de chômage y est élevé, particulièrement chez les soudeurs, explique Jean-Pierre Tremblay, président de la PME de Saint-Anicet, près de Valleyfield. De plus, les gens y parlent français, le choc culturel sera moins fort pour ceux qui viendront travailler chez nous. »

« Les recruter tous en même temps facilitera également leur intégration », ajoute-t-il.

Les besoins en main-d’œuvre sont grands et variés chez le fabricant qui affiche une croissance de ses activités de l’ordre de 30 % environ depuis quelques années.

« Les mandats entrent à pleine pelle », affirme M. Tremblay, qui a pris la relève de l’entreprise familiale avec quatre autres actionnaires il y a deux ans.

« On doit aussi composer avec une main-d’œuvre vieillissante. Dans les prochaines années, de 25 % à 30 % de nos travailleurs partiront à la retraite. »

« Face à cette situation, il nous fallait être proactifs. Le recrutement à l’international fait partie des solutions que nous mettons en place pour combler nos besoins en effectifs », explique Emmanuel Chabot, directeur des ressources humaines.

Faire appel à un spécialiste

Le Groupe Tremblay se fera accompagner dans sa démarche de recrutement à l’international.

« Le processus est complexe, on a préféré faire appel à une firme spécialisée qui a déjà des contacts établis en Tunisie », explique M. Tremblay.

Le mandat a été confié à WE Conseil en recrutement.

« Une fois les candidats trouvés, nous irons avec eux là-bas pour mener les entrevues et faire passer des tests de soudage », précise M. Tremblay.

Il prévoit compléter le processus d’embauche et les formalités d’immigration dans un délai de six à huit mois.

« Ce qui est fâchant, c’est que le métier de soudeur n’est pas considéré en situation de pénurie en Montérégie même si on a beaucoup de difficulté à en trouver. On ne peut donc pas bénéficier d’un processus accéléré qui nous aurait permis de compléter les démarches en trois mois », explique le directeur des ressources humaines, Emmanuel Chabot.

Ouvert aux candidats locaux

WE offre également des services pour favoriser l’intégration des travailleurs étrangers une fois qu’ils seront en poste. Selon M. Tremblay, les employés actuels ont bien accueilli la nouvelle de leur embauche prochaine.

« Ils ont plutôt été rassurés par leur arrivée, dit-il. Ils constatent que l’on prend les choses en main pour assurer la pérennité de l’entreprise. »

Même s’il se prépare à accueillir des travailleurs étrangers, le fabricant reste ouvert à des embauches locales.

« Tous les bons candidats sont bienvenus », affirme M. Tremblay.

Réorientation: les emplois en santé sont à l’abri de l’automatisation

Si votre emploi est menacé par l’automatisation, vous devriez peut-être songer à vous réorienter vers le domaine de la santé.

Selon un récent rapport de RBC, environ un million de Canadiens à risque de voir leur emploi éliminé par l’automatisation possèdent les aptitudes nécessaires pour réussir dans ce domaine.

Aptitudes recherchées

Un travailleur dont l’emploi dans le commerce de détail a été éliminé pourrait, par exemple, devenir coordonnateur de l’aiguillage des patients dans une clinique externe grouillante d’activité.

L’écoute active, le souci du service à la clientèle, l’intelligence sociale et la capacité de monitorage sont des aptitudes particulièrement recherchées dans le secteur de la santé.

Formation

« Avec la bonne formation, un grand nombre de travailleurs canadiens à risque, surtout ceux qui possèdent des aptitudes sociales et numériques, pourraient se réorienter dans le secteur de la santé, dit John Stackhouse, premier vice-président chez RBC. Toutefois, les enseignants, les employeurs et les décideurs politiques devront être sensibilisés à la transférabilité des aptitudes et fournir des occasions de combler les lacunes éventuelles. »

Dans le réseau de la santé, en raison de la nature essentiellement humaine du travail, seulement 17 % des emplois sont à risque d’être éliminés par l’automatisation, comparativement à 34 % dans l’ensemble de l’économie.

Êtes-vous stressé avant même d’arriver au bureau ?

Êtes-vous stressé par les trop longs déplacements pour vous rendre au travail ? Si oui, vous n’êtes pas seul à vivre cette réalité. Plus du tiers des employés canadiens (35 %) affirment que leurs déplacements pour se rendre au travail et en revenir sont stressants. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par la firme de recrutement Robert Half auprès de travailleurs et de gestionnaires canadiens.

Quelque 36 % des répondants les trouvent trop longs, une augmentation de 28 % par rapport au résultat d’un précédent sondage mené en 2017.

Chez les gestionnaires, 37 % d’entre eux bénéficient d’horaires flexibles pour éviter les embouteillages aux heures de pointe. Le télétravail est une autre solution offerte par les employeurs pour diminuer les déplacements stressants. Quelque 30 % des répondants en profitent.

Le stress causé par les désagréments des déplacements affecte le moral, le rendement et la rétention des employés. Des mesures pour atténuer ces impacts négatifs favorisent la motivation et la fidélisation des équipes, selon Robert Half.