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Écrasement au Labrador: Air Saguenay poursuivie

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La compagnie Air Saguenay est poursuivie par la famille d’une des victimes de l’écrasement d’un de ses avions au Labrador, l’été dernier. 

Même si l’hydravion, qui s’est abîmé dans un lac isolé, n’a toujours pas été retrouvé, la famille de Clifford Randell, une des sept victimes, a décidé de poursuivre Air Saguenay pour négligence, selon ce que rapporte plusieurs médias samedi. 

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L’enquête du Bureau de la sécurité des transports du Canada n’a pas été en mesure d’établir la cause de l’écrasement. L’appareil, un DHC-2 Beaver, git toujours au fond du lac Mistastin. 

Le pilote, deux guides et quatre clients, dont M. Randell qui habitait Terre-Neuve-et-Labrador, ont péri dans l’accident qui a eu lieu à la mi-juillet. Trois corps, dont celui du pilote et celui de M. Randell, n’ont pas été retrouvés. 

À cause des difficultés d’accès du site, situé à 250 kilomètres au nord-est de Shefferville, les recherches de la GRC ont dû être abandonnées à la mi-août. 

Pour la famille de M. Randell, il s’agirait d’une erreur de pilotage. 

«Nous allons prouver que la cause la plus probable, basée sur les circonstances, est une erreur de pilotage», a expliqué l’avocat de la famille, Jamie MacGillivray, dans un communiqué. 

La poursuite, d’un montant non précisé, a été déposée devant un tribunal de Terre-Neuve-et-Labrador. 

Le pilote d’Air Saguenay, Gilles Morin, âgé de 61 ans, était expérimenté et cumulait plus de 20 000 heures de vol à son actif.