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L’Impact ne renonce pas

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Thierry Henry a accepté le défi lancé par l’Impact de diriger l’équipe après un entraîneur qui n’a fait que passer.

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La dernière saison de l’Impact a été pénible. Au point de se demander si Joey Saputo n’allait pas être tenté de capitaliser sur son investissement en vendant son équipe. Nick De Santis, fils spirituel de Joey et cible de choix des partisans, est parti, ce qui a eu pour effet de le réhabiliter. Merci pour ça Montréal. Rémi Garde incarnait la stabilité annoncée et souhaitée, il a été remercié malgré un bon départ inattendu.

Parallèlement, les Alouettes renaissaient de leurs cendres. Quelques victoires plus tard, les « Moineaux » reprenaient leurs assises dans l’espace médiatique tandis que le public reprenait le chemin de la montagne.

La bataille du dollar-loisir était relancée. L’Impact devait réagir. L’Impact, mais surtout Kevin Gilmore, président ciblé par les chasseurs de têtes et à qui on a confié le mandat de gagner la deuxième place, celle derrière le Canadien dans le paysage sportif montréalais.

Les embauches de Walter Sabatini comme directeur sportif global depuis Bologne et d’Olivier Renard comme directeur sportif à Montréal ont peu excité d’irréductibles partisans poussés dans leurs retranchements.

Le vide après drogba

Rappelons qu’en 2016 l’Impact a connu un paroxysme marquant. Le club a alors frappé son meilleur coup avec la signature de la star Didier Drogba. Le roi ivoirien a stigmatisé le public, marqué des buts anthologiques et l’imaginaire collectif. Nous rêvions grand, les yeux ouverts, ébahis devant le charisme de l’ex-Lion de Chelsea.

Le départ du mohican a laissé un vide immense. La manière n’a pas aidé. Mais la manière avec l’Impact aide rarement.

Et depuis, plus rien ou presque. Les larmes du dernier match et le départ à la retraite du capitaine Patrice Bernier représentaient le moment fort de l’organisation depuis le départ de Drogba.

Le calme plat, puis la bombe

L’annonce de la venue de Rémi Garde a ravivé l’espoir, puis le désespoir faute de profondeur dans l’effectif. Mis à part le divertissant roman savon quotidien sur la toile, apanage d’un groupuscule de moins de 10 000 irréductibles, c’était le calme plat.

Du moins jusqu’à la bombe de jeudi. Thierry Henry, 123 fois titulaire et meilleur buteur de l’histoire de la France, gagnant de la Coupe du monde et coulé en statue de bronze devant le stade d’Arsenal, va diriger l’Impact.

À nouveau on rêve grand. Le commun des mortels ne comprend pas trop, mais il est content.

« Ah oui ! Ça c’est le gars qui a donné un coup de boule à l’Italien ? » Non ça, c’est Zidane, nous c’est l’autre.

« Ah oui ! L’autre... En tout cas c’est vraiment cool ! »

En effet...

Coup de cœur

Bravo aux nombreux partisans de football universitaire qui ont salué avec classe et esprit sportif la victoire ou la défaite de leurs favoris lors de la Coupe Dunsmore au PEPS de l’Université Laval. J’ignore ici les farouches qui, faute d’une équipe professionnelle à aimer, traitent les étudiants-athlètes du football universitaire québécois comme des hauts salariés. Bravo donc à ceux et celles qui assument qu’ils affectionnent du sport amateur de haut niveau.

Coup de gueule

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Photo AFP

Myles Garrett est le meilleur chez les Browns de Cleveland pour mettre de la pression sur les quarts-arrière. Jeudi soir, Garrett s’est adonné à un cas de rage sur le terrain alors qu’il a asséné un coup de casque au quart Mason Rudolph, des Steelers de Pittsburgh. Frapper la tête d’un adversaire avec l’objet qui sert à protéger la tête contre les commotions cérébrales, fallait ne pas y penser. Il y a vraiment une malédiction qui s’acharne sur les Browns de Cleveland. Garrett, quel piment !

Un p’tit 2 sur...

Ma moyenne étant famélique dans cette rubrique depuis le début de la saison, je me permets une passe gratuite aujourd’hui. Je mise ce p’tit deux sur la victoire des Carabins à la Coupe Uteck. Les représentants des Maritimes jouent plus au sol que les Timbits de Pierrefonds, dont les joueurs sont âgés de 7 ans. Faudra se méfier, mais quand tu as forcé le quart recrue du troisième meilleur programme au Canada à lancer le ballon tout l’après-midi samedi dernier, ça devrait aller.