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L’industrie forestière, pilier de l’innovation au Québec

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L’industrie forestière a subi plusieurs mutations importantes au cours des dernières années.   

Entre l’acceptabilité sociale, le rendement à assurer et les normes environnementales à respecter, il a beaucoup à balancer pour réussir dans le secteur. Heureusement, les innovations technologiques et techniques pullulent - et l’industrie, elle, améliore ses pratiques à un rythme déroutant. Tour d’horizon.    

  

  

À vol d’oiseau    

La télédétection, une technologie de captation d’images satellites, est déjà fort utile en agriculture. En foresterie, elle permet de quantifier les peuplements forestiers et, par la bande, de favoriser leur régénération naturelle.    

Dans le domaine, les entreprises se tournent vers le LIDAR, un radar qui calcule à la fois la taille de la végétation et les dénivellations du sol. Modèle numérique en main, les travailleurs du secteur sont à même de saisir les complexités de la topographie qu’ils arpentent, ce qui aide la récolte et la protection. « On peut mieux planifier le réseau routier sans avoir à aller sur le terrain pour faire de la prospection. », affirme Paul O’Dowd, directeur adjoint Foresterie du Conseil de l’Industrie Forestière du Québec.    

Les populaires drones, quant à eux, démontrent leur efficacité en télédétection en réduisant les coûts de l’opération qui, lorsqu’effectuée par avion, peuvent être faramineux.    

L’intelligence artificielle gagne elle aussi du terrain dans l’industrie, notamment en ce qui a trait aux procédés de transformation du bois. Les fabricants intègrent cette technologie à leurs usines afin d’optimiser le débit de coupe des billots, générer moins de résidus et maximiser les profits.    

  

  

Bâtir pour demain    

Les avenues se déploient pour les constructions commerciales et institutionnelles. Les innovations techniques permettent aujourd’hui de bâtir des édifices résidentiels de plusieurs étages en bois - on pense notamment au projet de Condos Origine, à Québec, une tour de treize étages pratiquement entièrement faite de ce matériau. Pionnier du genre en Amérique du Nord, le bâtiment promet de faire des petits dans la région.    

Monsieur O’Dowd est enthousiaste par rapport à toutes les possibilités qu’offre le bois dans le domaine de la construction industrielle : biophilie, acoustique, esthétique... les avantages sont nombreux! Le matériau naturel remplace l’acier ou le béton, des alternatives beaucoup plus dommageables pour l’environnement. Un autre avantage? « Les arbres sont des puits incroyables de CO2. Ce que les gens savent moins, c’est que quand la forêt devient surannée, les arbres libèrent le carbone dans l’atmosphère. », affirme Monsieur O’Dowd. Pour empêcher cet effet néfaste, il faut récolter à maturité, puis remplacer les végétaux par une forêt qui se régénère. La forêt serait-elle le meilleur outil pour lutter contre les changements climatiques?    

  

  

Responsabilité et certification    

Au Québec, 93% des forêts publiques sont certifiées par une norme canadienne. Celle-ci garantit une récolte responsable qui répond aux exigences des acheteurs et des préoccupations des consommateurs. La mesure est volontaire : cependant, les critères de protection sont multiples, et les entreprises souhaitent les respecter.    

Monsieur O’Dowd mentionne FPInnovations, un organisme pancanadien à but non lucratif qui regroupe environ 500 chercheurs. Leur mandat? Améliorer la performance environnementale de l’industrie forestière, notamment dans les secteurs des pâtes et papiers, des procédés de transformation des usines et de la de récolte de bois. Durabilité, sécurité et prospérité sont au coeur de leurs valeurs.    

Le secteur forestier s’assure de la sécurité de ses travailleurs grâce au FPDat, un appareil que l’on installe dans des équipements de terrain comme l’abatteuse multifonctionnelle et les transporteurs. L’outil recueille également des informations sur la consommation et l’utilisation des machines, assurant un meilleur calcul de la productivité des employés.     

Ce système de navigation doté d’un écran tactile permet de connaître la position de la machine face au peuplement forestier, mais aussi de prévenir le passage sur des secteurs accidentés. « Dès que les employés approchent la limite des assiettes de coupe, le FPDat envoie un signal. », explique Monsieur O’Dowd.    

La technologie, alliée d’un monde meilleur? En forêt, c’est certainement le cas.    

  

L’industrie forestière a à coeur la pérennité de nos ressources naturelles. Pour en apprendre plus sur les innovations du secteur, consultez Une forêt de possibilités.