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Un mois d’abstinence

Couple in bedroom
Photo Adobe Stock

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S’abstenir de jouir pendant un mois tout entier ? C’est ce que se proposent de faire les adeptes du mouvement NNN, « No Nut November ». Si certains paris inquiètent, d’autres font sourire et intriguent. Le mois de novembre tire presque à sa fin, au bonheur de plusieurs. L’heure n’est certes pas à l’opinion, mais la chronique se veut plutôt réflective. 

Se mettre au défi 

Certaines motivations sont propulsées par le désir de soutenir une cause, de démontrer une allégeance ou simplement pour dépasser ses limites personnelles. Quoi qu’il en soit, sortir de sa zone de confort permet non seulement d’expérimenter par soi-même quelque chose de différent pour se faire sa propre opinion, mais cela donne surtout un coup de fouet à l’estime personnelle lorsque l’objectif est atteint ou en voie de l’être. Un engagement sérieux et une mobilisation soutenue offrent habituellement des possibilités plus grandes d’atteindre les résultats désirés. Cet état de vigilance et de conscience est parfois grisant pour certaines personnes. Car, effectivement, chaque personne qui choisit de se mettre au défi le fait en raison d’un objectif précis à atteindre.  

Dans le présent cas, l’objectif est, aux dires de ceux qui le font le défi, plutôt diversifié, tel qu’en témoigne Rodrigue, un homme de 38 ans : « Mes amis et moi, on s’est lancé le défi de ne pas se masturber ni d’avoir de relation sexuelle durant tout le mois. Pour moi c’est une façon de décrocher de la porno, que je consomme sur une base quotidienne. Je sais que ce n’est pas l’idéal et certaines partenaires m’ont déjà reproché d’être accroc aux vidéos. La dernière femme m’a dit que c’était à cause de ma consommation de porn que je n’avais pas toujours des érections. Je ne sais plus trop. En tout cas, je me suis dit que d’arrêter de me masturber pour un mois devrait m’aider. Donc mon objectif, c’est de me prouver à moi-même que je peux me passer de sexe. Mais aussi, j’aime penser que mon éjaculation du 1er décembre va être complètement démente ! Mais j’avoue que c’est vraiment plus difficile que je pensais. Je ne sais pas si je vais tenir le coup. » 

Selon un sondage CROP, réalisé en 2018, deux Québécois sur trois exprimeraient avoir besoin de défis pour se stimuler, et ce, malgré le fait que leur vie soit bien remplie. 

Est-ce que le fait de se propulser en dehors de sa propre zone de confort inciterait au dépassement de soi, mais également à vivre un quotidien plus stimulant, qui, autrement, pourrait paraître plutôt monotone ? 

Des avantages à s’abstenir
d’éjaculer ? 

Naturellement, la réponse n’est pas polarisée. Tout cela est beaucoup plus complexe que deux petits mots : oui/non. Pourquoi ? Parce que la sexualité et la façon de vivre celle-ci n’entrent pas dans un tout petit moule de définitions proprettes ! Chaque personne possède son propre bagage en la matière et il serait périlleux de vouloir attribuer la même valise à chacun. La science ainsi que les professionnels de la santé ne sont pas unanimes à l’idée qu’un tel défi soit bénéfique – ou non – pour la santé. 

Et vous, qu’en pensez-vous ? Y voyez-vous des avantages ou plutôt des inconvénients ? En retirerez-vous des bénéfices, non seulement à la ligne d’arrivée, mais tout au long du parcours ? Car la réelle question est sans doute : qu’est-ce qui vous motive à vous abstenir d’éjaculer ?