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Henry devra faire ses preuves

Thierry Henry au moment où il dirigeait l’équipe de Monaco en janvier dernier.
Photo d’archives Thierry Henry au moment où il dirigeait l’équipe de Monaco en janvier dernier.

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C’est lundi que l’Impact présentera Thierry Henry à titre d’entraîneur-chef lors d’une conférence de presse. Un événement très attendu par les amateurs et les membres des médias.

J’ai bien hâte d’en apprendre plus sur la vedette du ballon rond. Ce qui m’intrigue le plus, c’est sa philosophie d’entraîneur. Henry a des choses à prouver.

Les rapports, qui ont été publiés après son congédiement avec l’AS Monaco l’an dernier, ne sont pas très flatteurs. Il avait maintenu une fiche de 4-11-5 à la tête de cette équipe. On a dit de lui qu’il pouvait être abrasif avec ses joueurs.

Toutefois, avec l’Impact, Henry peut avoir un nouveau départ. Cette fois, dans la MLS, un circuit qu’il a connu comme joueur entre 2010 et 2014. Il sait très bien ce que ça prend pour connaître du succès.

Oui, il va pousser ses effectifs au maximum. On peut compter sur lui sur cet aspect. Ceux qui se traînent les pieds passeront un mauvais quart d’heure avec lui. Par contre, le Français va exiger du talent au directeur technique Olivier Renard. Pour en avoir, l’Impact devra investir. C’est assez logique.

Avec ses contacts à l’international, Henry sera en mesure d’apporter de gros noms à Montréal. Ça sera accompagné d’une facture assez lourde à payer. Est-ce que Joey Saputo sera prêt à le faire alors qu’il se plaint de la santé financière de son organisation au cours des dernières années ?

Gretzky et Calvillo

Cette nomination de Henry m’a rappelé celles de Wayne Gretzky et d’Anthony Calvillo après leurs brillantes carrières dans leur sport respectif.

Gretzky avait frappé un mur alors qu’il avait atterri derrière le banc des Coyotes de Phoenix. Il avait été incapable d’amener son équipe en séries éliminatoires au cours de ses quatre années en poste. On avait parlé d’un fiasco.

Du côté de Calvillo, les Alouettes lui avaient offert un poste d’entraîneur des receveurs. Toutefois, en raison des déboires de l’équipe, il s’était rapidement retrouvé coordonnateur offensif. Il n’était pas prêt pour un tel poste malgré ses grandes connaissances.

Ces deux athlètes d’exception se sont rendu compte qu’il était difficile d’enseigner après avoir connu de grandes carrières. Difficile de reproduire la même magie alors que ce n’est plus eux qui sont sur la patinoire ou sur le terrain.

J’espère que Henry a adapté ses méthodes au cours des derniers mois. C’est tout à son avantage.

Coup de marketing

Depuis vendredi, on mentionne que l’Impact a réalisé un gros coup de marketing. Oui, ça va donner un coup de pouce aux ventes de billets de saison dans les prochaines semaines. C’est indéniable.

Cependant, le meilleur marketing à Montréal, c’est la victoire. C’est plate, mais c’est de même. Ce fut le cas pour les Alouettes. Une bonne saison en 2019 et ils ont rallumé la flamme avec leurs partisans.

Les dirigeants de l’Impact se croisent les doigts pour vivre le même scénario avec Thierry Henry à la tête de l’équipe. Pour le moment, ils ont encore des choses à prouver.

Les blessures sont trop souvent mystérieuses

Thierry Henry au moment où il dirigeait l’équipe de Monaco en janvier dernier.
Photo Agence QMI, Marc Grandmaison

Je ne comprendrai jamais la LNH et le Canadien avec leurs cachettes au niveau des blessures. C’est assez ridicule. Jonathan Drouin est sur la liste des blessés pour une semaine. Blessure au haut du corps. Ce n’est pas une commotion, jure Claude Julien. J’ai des doutes après avoir vu les images de la mise en échec d’Alex Ovechkin. Le Québécois a été frappé par un char d’assaut russe. Mais je ne suis pas médecin. Pourquoi ne pas dire les vraies choses au lieu d’entretenir le mystère ?

Subban ne méritait pas des huées

Thierry Henry au moment où il dirigeait l’équipe de Monaco en janvier dernier.
Photo Martin Chevalier

J’ai été surpris de voir les amateurs du Centre Bell huer P.K. Subban. Je me suis demandé ce que le défenseur des Devils du New Jersey avait fait pour mériter un tel traitement. Subban a toujours été élogieux à l’endroit des partisans ou de Montréal. Il continue d’être généreux envers les enfants malades de chez nous. Il n’y a pas si longtemps, Subban était le favori des partisans du Canadien et plusieurs d’entre eux avaient déchiré leurs chemises lors de la transaction qui l’avait envoyé à Nashville. Parfois, ils sont durs à suivre.

Les Alouettes ont échappé le ballon

Thierry Henry au moment où il dirigeait l’équipe de Monaco en janvier dernier.
Photo Ben Pelosse

Une conférence de presse et aucune annonce officielle. Voilà le résumé du bilan des Alouettes. C’était malaisant de voir le président Patrick Boivin parler d’une entente qui n’avait pas encore été conclue avec l’entraîneur-chef Khari Jones. Les Alouettes avaient une occasion en or de donner la réplique à l’Impact qui venait d’embaucher Thierry Henry. Ils l’ont loupée. Le dossier de Jones pourrait se régler dans les prochains jours. Par contre, son impact dans l’actualité montréalaise ne sera pas le même que si cette annonce avait été effectuée vendredi.

Hearn a bien joué ses cartes

Thierry Henry au moment où il dirigeait l’équipe de Monaco en janvier dernier.
Photo d'archives

Dillian Whyte devrait se battre le 7 décembre en Arabie saoudite. C’est assez incroyable. À ce jour, le poids lourd britannique n’a reçu aucune sanction pour avoir « été testé positif » avant son combat contre Oscar Rivas. Personne, incluant les avocats d’Yvon Michel, n’a été en mesure d’avoir la version officielle de la commission athlétique de l’Angleterre ou du clan de Whyte. Surtout pas de nouvelle du fameux échantillon B de Whyte. Le puissant promoteur Eddie Hearn a vraiment bien joué ses cartes. Et Oscar Rivas ? J’espère qu’il ne sera pas oublié.