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Plus stressant qu’un 7e match de la finale

Carbo a travaillé fort sur la préparation du discours qu’il prononcera lors de son intronisation

Immortel du hockey, Mats Sundin a chaleureusement accueilli Guy Carbonneau au centre de la patinoire du Scotiabank Arena de Toronto vendredi soir.
Photo Martin Chevalier Immortel du hockey, Mats Sundin a chaleureusement accueilli Guy Carbonneau au centre de la patinoire du Scotiabank Arena de Toronto vendredi soir.

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TORONTO | Plusieurs anciens grands athlètes sont mal à l’aise au moment de prononcer leur discours d’intronisation dans un panthéon sportif. Guy Carbonneau ressent de la nervosité à l’approche de ce grand moment.

« J’ai pensé aux choses que je voulais dire dans les semaines suivant ma nomination, mais j’ai commencé à travailler sur mon allocution sur le tard, raconte-t-il.

 Le Temple de la renommée situé à l’angle des rues Front et Younge affiche des photos géantes de la cuvée 2019.
Photo Martin Chevalier
Le Temple de la renommée situé à l’angle des rues Front et Younge affiche des photos géantes de la cuvée 2019.

« J’ai apporté des changements au cours du dernier mois. Ça va être un moment agréable, mais stressant. »

À quel point?

« Disons que je déteste plus ça qu’un septième match de finale de la coupe Stanley », répond-il avec un sourire.

On connaît Carbonneau comme un homme flegmatique. Mais il peut être émotif.

Les larmes lui ont monté aux yeux lorsqu’il a reçu sa bague du Temple de la renommée du hockey des mains du président de son conseil d’administration, Lanny McDonald, vendredi.

La traditionnelle pose des intronisés, avec Sergei Zubov, Hayley Wickenheiser, Jim Rutherford, Vaclav Nedomansky et Guy Carbonneau.
Photo Martin Chevalier
La traditionnelle pose des intronisés, avec Sergei Zubov, Hayley Wickenheiser, Jim Rutherford, Vaclav Nedomansky et Guy Carbonneau.

Surveiller Gretzky

En continuant à discuter des faits saillants de sa carrière, on est revenu sur la demande qu’il avait faite à Jacques Demers de surveiller Wayne Gretzky durant la finale de 1993 entre le Tricolore et les Kings de Los Angeles.

Kirk Muller et Vincent Damphousse s’étaient partagé la tâche lors du premier match remporté 4 à 1 par les Kings au Forum.

Il était plutôt rare à cette époque qu’un joueur intervienne auprès d’un entraîneur de cette façon.

À l’entrée du Temple de la renommée, une plaque évoquant les grands moments de la carrière de Guy Carbonneau.
Photo Martin Chevalier
À l’entrée du Temple de la renommée, une plaque évoquant les grands moments de la carrière de Guy Carbonneau.

« J’avais fait ça toute ma carrière et c’était un moyen de permettre à Kirk et à Vincent de se sacrifier un peu moins en défensive. On avait besoin d’eux à l’offensive, d’expliquer Carbonneau.

« Il fallait que l’entraîneur soit fort et compréhensif. Je n’ai pas été entraîneur aussi longtemps que Jacques, mais on prend parfois des décisions qui tournent à notre avantage.

À la boutique du Temple, des chandails commémoratifs, dont celui de Guy Carbonneau, sont en vente.
Photo Martin Chevalier
À la boutique du Temple, des chandails commémoratifs, dont celui de Guy Carbonneau, sont en vente.

Bons résultats

« Parfois, ça donne de moins bons résultats, mais les choses avaient bien tourné cette fois-là. J’étais très content et je le suis encore. Si Gretzky avait marqué trois buts et obtenu deux passes dans le deuxième match, on n’en parlerait plus aujourd’hui. »

L’affaire Don Cherry

Qu’est-ce que Guy Carbonneau pense de l’histoire de Don Cherry ? La question lui a été posée par un journaliste de Toronto.

« C’est malheureux, mais en cette ère des réseaux sociaux, une phrase prend une envergure mondiale, a commencé par dire Carbonneau poliment.

« Il (Cherry) a dit beaucoup de choses durant ses 40 ans à la télévision. La plupart du temps, c’était positif. Mais quand tu émets des opinions tranchantes, tu vas te mettre des personnes à dos. »

Cherry ne s’est pas fait d’amis pour ses commentaires à l’endroit des joueurs québécois et européens.

Combien de fois a-t-il vomi sur le Québec ?

« Je n’aimais pas ça et je ne sais pas ce qui le poussait à faire ça, a dit Carbonneau à cet égard.

« C’était pareil pour ce qu’il disait au sujet des joueurs européens. Que serait la Ligue nationale sans les joueurs francophones et européens ?

« Je n’aimais pas ce qu’il disait là-dessus. »

C’est clair.