/news/politics
Navigation

Crédit d'impôt pour solidarité: le collectif pour un Québec sans pauvreté déplore une «demi-solution»

Coup d'oeil sur cet article

Le versement par Québec du crédit d'impôt pour solidarité directement aux assistés sociaux, sans production d'une déclaration de revenus, est un pas dans la bonne direction, mais demeure insuffisant, juge le Collectif pour un Québec sans pauvreté. 

Le programme, annoncé officiellement dimanche par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, permettra à environ 40 000 bénéficiaires de l'aide sociale de recevoir 292 $ d'ici juin 2020, soit le montant de base associé à la taxe de vente du Québec (TVQ). 

Auparavant, il était nécessaire de remplir une déclaration de revenus pour pouvoir obtenir ce montant. Or, de nombreux assistés sociaux ne remplissent pas une telle déclaration. 

La décision de Québec a été bien accueillie par le Collectif pour un Québec sans pauvreté, qui demande cependant que la portion logement du crédit d'impôt pour solidarité – qui peut atteindre 567 $ par année – soit elle aussi exemptée de la nécessité de produire une déclaration de revenus. 

«Lorsqu’on sait que la prestation d’aide sociale pour une personne seule est de 669 $ par mois, on comprend l’importance que peut représenter un tel montant», a fait valoir le porte-parole du Collectif, Serge Petitclerc, dans une lettre ouverte publiée sur le site de l'organisme. 

Ce dernier craint aussi qu'en raison de l'annonce de dimanche, des personnes recevant de l'aide sociale cessent de produire leur déclaration de revenus, ce qui les priverait du crédit pour le logement. 

«Pour permettre à une personne de recevoir l’entièreté de l’aide financière à laquelle elle a droit, il faudrait assurer son versement automatique à même la prestation d’aide sociale», a suggéré M. Petitclerc.