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Un calendrier avantageux pour le Canadien

Dix-neuf fois cette saison, le Tricolore affrontera une équipe fatiguée

Bruins c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier

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Vous avez l’impression d’entendre Claude Julien parler souvent de matchs dos à dos ? Vous n’avez pas la berlue. Et ce n’est pas nécessairement parce que cette expression tirée de l’anglais «back to back» s’est transformée en ver d’oreille et est reprise sur toutes les tribunes. 

Depuis le début de la campagne, le Canadien a déjà disputé quatre séries de deux matchs en autant de soirs. À la fin du calendrier, il aura été impliqué dans 14 d’entre elles. Bon an, mal an, c’est la moyenne à laquelle toutes les formations du circuit Bettman sont confrontées. 

Là où l’horaire du Tricolore déteint par rapport à celui de ses rivaux, c’est le nombre de fois où il affrontera une équipe impliquée dans l’une de ces séquences. 

Dix-neuf fois cette saison le Canadien croisera le fer avec une formation qui aura joué la veille. Dix-neuf fois! Pratiquement un match sur quatre! 

«Il y a assurément des avantages, mais il faut faire attention. Vegas n’avait pas joué depuis quatre jours quand nous sommes arrivés là-bas. On avait notre erre d’aller du match de la veille. On était dedans. On a connu un départ rapide, ce qui les a un peu déstabilisés», a souligné Phillip Danault, quand le Journal l’a mis au courant de cette réalité, la semaine dernière. 

Succès contre les auxiliaires 

Et ça, c’est sans compter les 12 fois où les Montréalais se mesureront à un adversaire qui foulera la glace de nouveau le lendemain. Aucune incidence, dites-vous? 

Erreur. 

Pensez-vous que Todd Reirdon aurait envoyé Ilya Samsonov devant le filet, vendredi soir, si ses Capitals n’avaient pas eu rendez-vous avec les Bruins le lendemain? 

D’ailleurs, depuis le début de la saison, la troupe de Claude Julien affiche un dossier de 7-2-0 lorsque l’auxiliaire adverse est en devoir. Le Canadien a donc bénéficié de la présence d’un deuxième gardien pour remporter sept de ses 11 victoires de la saison. 

Là-dessus, deux fois les attaquants du Canadien ont malmené Michael Hutchinson des Maple Leafs, envoyé dans la mêlée parce que Frederick Andersen avait vu de l’action la veille. 

Donnons le filet à Price 

Jusqu’au 6 décembre, en incluant la visite des Devils d’il y a deux soirs, la troupe de Claude Julien affrontera une équipe fatiguée (du moins, en théorie) sept fois en 11 rencontres. 

Dans trois de ces sept occasions, le Canadien verra lui aussi de l’action pour un deuxième jour de suite. 

N’empêche que l’avantage est notable. 

«Tant mieux pour nous. Il faut absolument en profiter. Ce sera important de connaître de bons départs et d’être prêts. Il faut décourager l’adversaire rapidement», a stipulé Brendan Gallagher. 

Quoi de mieux pour décourager l’adversaire que de lui mettre un Carey Price en grande forme dans les pattes ? 

En début de semaine dernière, Marc Bergevin a indiqué qu’il aimerait voir son équipe s’être bâti un petit coussin lorsqu’arrivera le congé des Fêtes. 

C’est le moment ou jamais d’accumuler des points dans ce classement qui s’annonce, encore une fois, très serré. 

Sans compter que sept des 10 prochaines rencontres se tiendront au Centre Bell et que le Canadien ne jouera que quatre fois au cours des neuf prochains jours. 

Un travail de moine 

Curieux de savoir si les rivaux du Canadien bénéficiaient d’un calendrier similaire, le Journal de Montréal a recensé celui des huit formations de la division Atlantique. Il y a constaté une grande disparité au niveau des confrontations avec un adversaire qui dispute un second match. 

Les Red Wings (20) et le Canadien (19) viennent loin en tête de lice. Suivent les Leafs (13), le Lightning (11) et les Panthers (10). Les Sabres, les Sénateurs et les Bruins ferment la marche avec seulement huit. 

Pourquoi un aussi grand écart? 

«Il y a tellement de données à prendre en considération lorsque vient le temps d’établir le calendrier, a déclaré John Dellapina, vice-président aux communications de la LNH, joint par Le Journal. Steve (Hatze-Petros), à qui revient ce mandat depuis plusieurs années, doit répondre aux demandes des 31 équipes. Certaines veulent moins de matchs à domicile en octobre. D’autres en veulent plus le samedi. Certaines souhaitent de longs voyages en début de saison, d’autres un peu plus tard.» 

Diffuseurs et conventions collectives 

Différents articles de la convention collective de l’AJLNH entrent également en ligne de compte : la pause du match des étoiles, la semaine de congé obligatoire pour chacune des équipes et l’impossibilité de condenser trois matchs en trois jours, contrairement à ce qui se voit dans la Ligue américaine, viennent éliminer plusieurs dates, rendant le gabarit dans lequel insérer le casse-tête encore plus restreint. 

«À cela s’ajoutent les obligations contractuelles envers les diffuseurs, les matchs disputés à des dates spécifiques, comme la Classique hivernale, les matchs à l’extérieur et la disponibilité des amphithéâtres, a ajouté Dellapina. Voilà pourquoi certaines iniquités sont inévitables.» 

Bref, bâtir un calendrier de 1271 joutes relève de l’exploit. Un véritable travail de moine s’échelonnant sur pratiquement toute une saison. 

Deux matchs en deux soirs pour l’adversaire 

Détroit  

  • 1er match : 17 
  • 2e match : 20 
  • Total: 37  

Montréal  

  • 1er match: 12 
  • 2e match: 19 
  • Total: 31  

Toronto  

  • 1er match: 12 
  • 2e match: 13 
  • Total: 25  

Tampa Bay  

  • 1er match: 13 
  • 2e match: 11 
  • Total: 24  

Floride  

  • 1er match: 12 
  • 2e match: 10 
  • Total: 22  

Buffalo  

  • 1er match: 13 
  • 2e match: 8 
  • Total: 21  

Ottawa  

  • 1er match: 13 
  • 2e match: 8 
  • Total: 21  

Boston  

  • 1er match: 8 
  • 2e match: 8 
  • Total: 16