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Impact: Thierry Henry veut bâtir un héritage à l’image de Montréal

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Le nouvel entraîneur de l’Impact, Thierry Henry, entend bâtir un véritable héritage et faire du club une institution dans laquelle les Montréalais se reconnaîtront.  

Le Français de 42 ans, légende absolue du foot mondial, a accordé une longue entrevue à TVA Sports, lundi. Il est à Montréal pour continuer à apprendre le métier d’entraîneur et pour laisser une trace durable.  

«Il faut créer une bonne équipe dans laquelle les gens peuvent voir le reflet de la ville. Une équipe qui peut se battre, qui va presser, qui va sortir de derrière, qui va avoir un plan B, a-t-il expliqué. Penser aux “what if” si on perd la balle. C’est facile d’en parler quand on est assis, mais il va falloir mettre ça en application. Des fois, ça peut arriver très vite, et d’autres fois, ça peut prendre du temps.»  

Si l’ancienne gloire de l’Arsenal sait bien que d’avoir de gros noms dans le club aide toujours, il faut surtout mettre en place une équipe équilibrée. C’est ainsi qu’on gagne en Major League Soccer (MLS), une ligue dont Henry s’est dit «vacciné» depuis son passage avec les Red Bulls de New York.  

À titre d’exemple, il a mentionné l’Union de Philadelphie, qui a connu un parcours en dents de scie au fil des années avec l’entraîneur Jim Curtin, avant d’atteindre son plein potentiel en 2019.  

«Leur coach, j’étais encore joueur en MLS quand il est arrivé, a-t-il observé. Ils n’étaient pas très bien. L’année d’après, ils n’ont pas fait les éliminatoires. L’année d’après non plus. Ils ont gardé leur coach. Ça a commencé à changer, et vous avez vu, cette année? Ils étaient beaucoup mieux. C’était le même coach, et il y avait de la continuité. [...] De temps en temps, il faut être patient. Et je sais que les gens veulent que ça arrive tout de suite, mais créer un héritage, ce n’est pas facile.»  

De nouveaux noms?  

Le nouvel entraîneur de l’Impact s’est montré prudent lorsqu’il a été questionné au sujet des changements qui pourraient survenir au sein de l’effectif d’ici le début de la saison 2020.  

«Là, vous mettez la charrue avant les bœufs, mais c’est vrai que je connais pas mal de monde dans le monde du football, a-t-il admis. Jeunes, anciens, il faut savoir que la MLS attire. Et Montréal aussi, en tant que ville, attire. Mais vous savez aussi qu’il y a un plafond salarial, des règles, des joueurs qui jouent encore en Europe. Je viens d’arriver, il va falloir réfléchir à beaucoup de choses, trois mois avant que ça commence. Mais créer une identité, c’est super important. Peu importe qui est là.»  

Il tient d’ailleurs à recruter des joueurs qui seront fiers de représenter la ville.  

Quant à l’ailier et capitaine Ignacio Piatti, qui sera de retour en 2020, le plan est de le garder à Montréal durant toute la saison, a-t-il assuré.  

Une chose est certaine, Henry le tient en haute estime.  

«Je me rappelle d’un match contre les Red Bulls, parce que je regarde souvent les Red Bulls, où il avait été extraordinaire, a-t-il raconté. Il y a deux ans et demi, quand l’Impact a bien fait en éliminatoires, c’était le “monsieur plus”. Aimé dans la ville et par les supporters. Je n’ai pas encore eu l’opportunité de lui parler parce que je viens d’arriver.»  

En amour avec la ville  

Il l’a déjà mentionné quelques fois depuis qu’il est débarqué au Québec, mais il est clair que Thierry Henry a une grande affection pour Montréal.  

«Si vous prenez le bon côté de l’Européen, et le bon côté du Nord-Américain, on arrive souvent à l’habitant de Montréal», a-t-il observé.  

«Les gens sont accueillants, c’est même surprenant, a-t-il ajouté. Toujours le sourire, toujours le bon mot. Et je le vois encore plus après avoir signé à l’Impact.»  

«Je ne vais pas vous le cacher: le côté français a fait que c’est un endroit... j’espère qu’il le sera, parfait», a-t-il poursuivi.  

Il a même eu le plaisir de croiser une icône locale en P.K. Subban, ancien défenseur du Canadien de Montréal, au cours du dernier week-end.  

«On est restés à parler, un peu trop! Mais ça a été vraiment bien, a-t-il expliqué. Ici, P.K. a le respect de cette ville. Il m’a dit: “Ne t’inquiète pas, c’est bien ici, les gens sont chaleureux.” Mais je le savais déjà.»  

À Montréal, il retrouve aussi un ami en Patrice Bernier, qu’il gardera à ses côtés à titre d’adjoint.  

«On est restés en contact quand je suis parti de la MLS, a-t-il souligné. C’est important d’avoir quelqu’un qui connaît l’endroit, qui connaît le club depuis longtemps, qui a tout vu.»  

«Il fait partie des meubles, c’est son club avant tout, c’est le club de la communauté, et il fait partie de la communauté», a-t-il ajouté.

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