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Promotion du français: «on a chacun une responsabilité pour la faire vivre, cette langue-là», souligne Pauline Marois

L'ex-première ministre du Québec, Pauline Marois
Photo d'archives, Agence QMI L'ex-première ministre du Québec, Pauline Marois

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L’ex-première ministre Pauline Marois retourne au-devant de la scène, cette fois-ci pour faire la promotion du français, en devenant la présidente de la première campagne de financement de la Fondation pour la langue française.  

La campagne, lancée ce lundi, qui porte le nom de «Je parle français par cœur», vise à amasser 5 millions de dollars en deux ans afin de promouvoir, et non de «défendre», la langue française au Québec.    

«Ce n’est pas la défense, il y a plein d’organismes qui font ça. [...] Nous, c’est d’aller plutôt vers la population et de dire, de signifier et d’agir sur le fait qu’on a la chance d’avoir une langue commune qui est extraordinaire, qui nous permet d’échanger, de communiquer, de bien vivre ensemble. Ça s’appelle le français. Et on a chacun et chacune une responsabilité pour la faire vivre, cette langue-là», a fait valoir Mme Marois, dans une entrevue au micro de Benoît Dutrizac qui sera diffusée mardi à QUB Radio.     

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Pauline Marois à QUB Radio:  

La politicienne s’est ainsi dite bien consciente de «l’effritement» du français au cours des 30 dernières années au Québec, en particulier dans les milieux du travail et du commerce.    

«Ce n’est pas pour rien que je m’investis dans cette fondation et dans cette campagne, c’est parce que je sais qu’il y a un certain péril, sans exagérer, en la demeure et qu’on ne peut baisser les bras», a indiqué Mme Marois.    

Pour renverser la vapeur, la Fondation compte entre autres miser sur des «projets ludiques», comme le «Carrefour interculturel de francisation et d’immersion», pour amener les nouveaux arrivants à découvrir le Québec et sa langue.    

«On leur fait vivre des expériences dans le domaine culturel, aller au cinéma, aller au théâtre, visiter un quartier d’une ville, le découvrir. En même temps qu’on parle français, on apprend à connaître le Québec et sa réalité, ce qui fait qu’on fait d’une pierre deux coups», a détaillé l’ancienne politicienne.    

Une initiative non partisane  

Par ailleurs, Pauline Marois s’est dite fière que l’initiative soit non partisane et regroupe des gens de tous horizons autour d’un projet commun.    

En ce sens, la Fondation pour la langue française est coprésidée par l’ex-directeur général du Parti libéral John Parisella et le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Maxime Laporte.    

John Parisella
Photo Agence QMI, MARTIN ALARIE
John Parisella

«Si on veut que ce soit une langue qui rassemble et une campagne qui rassemble, il faut qu’on envoie un message très clair: cette langue, elle réunit des gens qui, au point de vue idéologique, au point de vue de l’avenir du Québec, ont des visions différentes. C’est autour de la langue française, qui est notre langue commune, que nous pouvons nous retrouver et être heureux de vivre ensemble», a soutenu Mme Marois.    

À ce sujet, M. Parisella, en entrevue avec Antoine Robitaille à l’émission Là-haut sur la colline, a qualifié l’exercice philanthropique de «très motivant», en particulier parce qu’il s’adressait entre autres aux «personnes qui viennent vivre ici».        

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de John Parisella à QUB radio:   

Pour sa part, c’est aussi «l’amour du français» qui l’a poussé à accepter le mandat auprès de la Fondation.    

«Le départ, c’est qu’on aime la langue française. [...] Ça a été quand même la langue de la terre d’accueil pour mon père quand il est arrivé de l’Italie il y a bien des années», a-t-il rappelé.    

Questionné par l’animateur de QUB radio, M. Parisella a aussi tenu lors de l’entrevue à remettre en perspective la «controverse» récente du «bonjour-hi» dans les commerces montréalais.    

Selon lui, la question ne méritait pas le débat auquel elle a eu droit.    

«Je n’ai jamais été une personne qui perdait beaucoup de sommeil sur ça. [...] Moi, ce n’est pas l’interpellation de la personne qui va me conditionner dans mon choix. Quand je travaille, je travaille en français, quand je vis en dehors du bureau, je vis en français», a-t-il conclu.

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