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Demande d’action collective contre Hexo

Cannabis Hexo
Photo d'archives, Christopher Nardi

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Le producteur de cannabis Hexo et son président fondateur, Sebastien St-Louis, sont visés par une demande d’action collective à Montréal parce qu’ils auraient fourni des informations trompeuses d’avril 2018 à octobre 2019 aux investisseurs.

La plaignante montréalaise, Anne Miller, dit avoir investi plus de 32 000$ dans l’entreprise grâce à l’achat d’actions, mais elle affirme avoir perdu une forte somme lorsque le cours du titre a chuté en raison de recettes moins élevées que prévu. 

Elle allègue que Hexo a notamment trompé les investisseurs en affirmant en avril 2018 que la vente annuelle de 20 000 kg de cannabis à la Société québécoise du cannabis (SQDC) était garantie. Elle soutient également que, lors de l’achat de la compagnie ontarienne Newstrike Brands en mars 2019, Hexo a affirmé que cette acquisition allait lui permettre de doubler ses profits pour le quatrième trimestre de 2019 pour les porter à 26 M$ et atteindre la barre des 400 M$ en profits pour l’exercice 2020. Cette annonce avait fait bondir l’action de 24% en quelques jours à la Bourse de Toronto. 

Cependant, en octobre dernier, près de trois mois après la fin de son exercice 2019, le producteur de cannabis basé à Gatineau a fait savoir que ses revenus pour le dernier trimestre de 2019 allaient être de 40% inférieurs à ce qui avait été annoncé en mars. Ce trou s’expliquait notamment par les volumes moins élevés que prévu vendus à la SQDC. 

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De plus, les profits de 400 M$ n’étaient plus sur l’écran radar, et l’acquisition de Newstrike Brands n’avait pas engendré les synergies annoncées et s’était soldée par une perte nette de 13,7 M$ pour 2019. 

Ces mauvaises nouvelles avaient fait plonger le titre de Hexo, dont la descente s’est poursuivie en novembre. 

La plaignante estime donc que la compagnie savait ou aurait dû savoir que les informations qu’elle avait fournies en 2018 et 2019 étaient erronées. Elle exige donc des dédommagements. 

Cette demande d’action collective déposée lundi en Cour supérieure doit être d’abord approuvée par un juge avant d’être entendue.