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Max Domi : à l’aile pour y rester et en silence

Max Domi : à l’aile pour y rester et en silence
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Au début de septembre, je me demandais s’il ne serait pas pertinent pour Marc Bergevin de commencer sans attendre à négocier une entente à long terme avec Max Domi. Samedi soir, le numéro 13 m’a amèrement déçu. Contre des Devils prenables, Max n’a pas joué pour le Canadien, il a joué pour Domi. 

Big Marc semble avoir pris une autre bonne décision. Celle de laisser l’actuelle saison vieillir et voir ensuite les gestes à poser dans le dossier Domi. 

Ce dernier a connu des débuts éclatants en Arizona, amassant 52 points, dont 18 buts, lors de sa saison recrue en 2015-2016. 

Sa production a par la suite chuté à 38 et 45 points; chaque fois, il a marqué seulement 9 buts. Notez ici les blessures qui lui ont fait rater 23 matchs en 2016-2017. 

Son différentiel combiné de -16 en deux saisons a toutefois convaincu John Chayka, patron des Coyotes et adepte des statistiques avancées. 

En juin 2018, il a obtenu Alex Galchenyuk en retour de Domi dans ce qui avait toutes les apparences d’une transaction problèmes contre problèmes. 

Domi a connu une première saison exceptionnelle à Montréal. Sommets de 28 buts et 72 points, différentiel de +20 avec un club qui a raté les séries. Il a comblé une lacune importante au centre, faute de mieux. 

Patience 

Engagé sur comme à l’extérieur de la glace, amusant à suivre sur les médias sociaux, profession de foi envers le logo de la Sainte Flanelle sur Instagram sont autant de valeurs ajoutées qui m’ont convaincu du bienfondé pour l’organisation de s’entendre à long terme avec cette acquisition aux allures de vol de la part du patron hockey du CH. 

Voilà pourquoi Marc Bergevin est directeur général et moi quart-arrière du lundi matin. 

La patience s’impose dans le dossier Domi. Il ne faut pas se laisser emporter par sa campagne d’autopromotion sur les médias sociaux, aussi charmante soit-elle. 

Enfant roi 

Samedi soir, Claude Julien a fait migrer Domi à l’aile. En réponse, il a écopé de trois pénalités stupides. 

Il a permis aux Devils de créer l’égalité puis de se sauver avec la victoire. 

Ulcéré par son rendement, Domi en a perdu le nord. En 1990 on disait d’un joueur pareil qu’il était « selfish ». Aujourd’hui il serait plus approprié de parler d’un enfant roi. 

J’espère que Claude Julien va persister. 

La vitesse de progression de Nick Suzuki est belle, il s’affirme comme un centre naturel. 

Quant à Domi, il joue avec des œillères. Il ne sait pas repérer et alimenter ses ailiers. Lorsqu’il a une mauvaise soirée, son trio en entier écope. 

Avec un petit but et deux passes dans les dix derniers matchs, Domi me laisse perplexe. 

À l’aile, ça risque d’être moins agaçant. Et ça ne peut qu’aider Bergevin lors des négociations de contrat à venir en 2020. 

Pour moi, il est clair que Domi doit demeurer avec le CH. Idéalement sans que l’on doive se taper une saga d’arbitrage à la P.K. Subban l’été prochain.