/misc
Navigation

Coupe Vanier: étudiant, finaliste et déjà papa

Le bloqueur des Carabins Lucas Boh a commencé le football tardivement, mais il s’est repris avec la famille

Père d’un petit garçon de 11 mois et bientôt d’une petite fille, qui verra le jour en février, le bloqueur à gauche Lucas Boh est devenu une pièce importante de la ligne offensive des Carabins.
Photo Didier Debusschere Père d’un petit garçon de 11 mois et bientôt d’une petite fille, qui verra le jour en février, le bloqueur à gauche Lucas Boh est devenu une pièce importante de la ligne offensive des Carabins.

Coup d'oeil sur cet article

Très occupé depuis deux semaines avec les parties sans lendemain qui se succèdent et les voyages, Lucas Boh vivra également une saison morte très bien remplie.

Père d’un petit garçon de 11 mois, le bloqueur des Carabins de l’Université de Montréal sera papa une seconde fois en février alors que sa conjointe donnera naissance à une petite fille.

« Ma conjointe est incroyable et je ne pourrais pas mener de front football, études et la paternité sans elle, a confié Boh. Mon fils me donne la force parce que je veux qu’il soit fier de moi. »

« Après avoir trouvé la bonne personne, j’ai réalisé que j’étais prêt à avoir des enfants, de poursuivre l’étudiant aux HEC de 22 ans. Ça me tenait à cœur. Mon mode de vie est différent de celui de mes coéquipiers, mais j’aime rentrer à la maison retrouver ma conjointe et mon fils. C’est plus dur au cours des dernières semaines de ne plus les voir autant. C’est important pour moi d’être présent. Je l’aime tellement que je veux être là. Ça va faire du bien de les retrouver après la saison. »

Son fils a assisté à quelques parties cette saison. « C’est toujours spécial de le retrouver après les parties, a-t-il exprimé. Avec les températures froides, on a préféré qu’il regarde la Coupe Vanier à la chaleur avec sa maman. »

Près de l’entraîneur

Boh entretient une relation étroite avec son entraîneur de position Mathieu Pronovost.

« Mathieu est la première personne à qui j’ai annoncé que j’allais être père, a raconté le Français qui est arrivé à Québec à l’âge de six ans. J’avais un petit stress, mais il m’a félicité et il était content pour moi. Mathieu est un bon coach, mais il n’est pas là seulement pour le football, mais pour tout. C’est important de savoir que tu es bien entouré. »

Le football a joué un grand rôle dans la vie du produit des Titans de Limoilou qui ne s’est mis au ballon ovale qu’en troisième secondaire.

« Je suis un gars timide et le football m’a permis de m’ouvrir davantage aux autres, a-t-il raconté. Nous ne sommes pas tous des gars pareils, mais on se retrouve ensemble autour du même objectif. C’est ce que j’aime du football. »

« Quand l’entraîneur de football du collège François-de-Laval m’a approché, ça ne me tentait pas vraiment, mais je n’ai pas osé lui dire non, de poursuivre le bloqueur de 6 pi 3 po et 260 livres. J’ai aimé ça après quelques entraînements même si je ne comprenais rien aux règlements. »

Adaptation

À Limoilou, Boh a dû patienter une saison avant de fouler le terrain et il a subi une transformation physique importante au cours de son parcours collégial.

« À la fin de ma première saison, je pesais 360 livres et j’ai terminé trois ans plus tard à 260 livres. À ma première saison, j’avais peu de football dans le corps et j’étais à la traîne au niveau technique. Mes entraîneurs m’ont aidé et tout a débloqué à ma troisième saison. Plus léger, j’étais capable de rivaliser avec les ailiers défensifs plus rapides. »

Avec les Carabins, Boh a vécu un parcours similaire. Réserviste en 2018 à son année recrue, il a obtenu un poste de partant cette année.

« Je ne m’attendais pas forcément à occuper un rôle plus important. J’ai une bonne éthique de travail et on joue bien ensemble. On vit une semaine excitante. »

Ravi de la prestation de Boh, Danny Maciocia aimerait que le jeu de son bloqueur soit davantage reconnu.

« Il passe sous le radar et je ne sais pas pourquoi, a indiqué le pilote des Bleus. Il joue du bon football et il nous aide. »

Cousineau se réjouit pour « le bon vieux Dimitri »

Les Carabins n’ont pas encore décidé qui sera leur quart-arrière partant à la Coupe Vanier, mais le retour en force de Dimitri Morand qui a frappé en relève à Acadia a ravi bien du monde.

Au premier rang, on retrouve Gabriel Cousineau qui comprend très bien les moments difficiles qu’a traversés Morand lorsqu’il a cédé son poste à Frédéric Paquette-Perrault lors du match à Sherbrooke.

« Ça a fait du bien à tout le monde de revoir le bon vieux Dimitri avec son gros sourire, a souligné l’entraîneur des receveurs des Bleus et quart-arrière de l’édition 2014 qui a soulevé la Coupe Vanier. Il a bien joué contre Acadia et il s’est amusé. »

« Il y a énormément de pression sur le quart-arrière, de poursuivre Cousineau. Il y avait des questionnements à l’extérieur parce que l’offensive n’obtenait pas les résultats espérés et c’est facile de juger à partir des images à la télévision. Je n’ai toutefois pas été surpris de sa performance. Sa préparation a été exemplaire depuis son retrait, et son attitude n’a pas changé. »

Retiré à la fin du 2e quart à la Coupe Uteck face aux Axemen, Paquette-Perrault reprendra-t-il les commandes de l’offensive des Carabins ?

Après le match à Acadia, samedi dernier, Danny Maciocia avait mentionné qu’un changement devait être apporté et que le transfert de McGill souffrait aussi d’une blessure mineure.

À l’entraîneur de choisir

« Les deux vont être prêts à jouer, a assuré Cousineau. La décision finale reviendra à Danny. »

Les Carabins étaient de retour sur le terrain, mardi. « C’est seulement le premier entraînement, mais le plan est de les utiliser tous les deux », a précisé Maciocia.