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Santé mentale des étudiants universitaires: les partis d’opposition pressent le gouvernement Legault d’agir

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Les partis d’opposition à l’Assemblée nationale pressent Québec d’agir rapidement pour prévenir et traiter les problèmes de santé mentale chez les universitaires québécois.

Il y a « urgence », selon le Parti libéral, Québec solidaire et le Parti québécois, qui étaient réunis en point de presse mardi avant-midi pour réagir aux résultats « extrêmement alarmants » d’une vaste enquête sur la santé psychologique des étudiants universitaires, publiée en primeur par Le Journal.

Selon ce coup de sonde réalisé par l’Union étudiante du Québec (UEQ), 58 % des étudiants universitaires de la province présenteraient un niveau de détresse psychologique élevé et près de 20 % souffriraient de symptômes de dépression qui nécessitent un traitement.

« Ce que ces chiffres-là veulent dire, c’est que les étudiants et étudiantes du Québec sont en train de péter au frette », a dit Gabriel Nadeau-Dubois, député de Québec solidaire.

Rapport « troublant »

La libérale Marwah Rizqy a quant à elle déploré qu’il faille parfois attendre jusqu’à six mois avant de consulter un psychologue sur des campus universitaires. « Il faut immédiatement agir pour que les étudiants aient de l’aide dans un délai raisonnable », a-t-elle affirmé.

Les partis d’opposition offrent « une main tendue » au gouvernement et veulent s’assurer que Québec travaillera à mettre en place rapidement des mesures permettant de corriger le tir, a ajouté la députée du Parti québécois Méganne Perry Mélançon.

Photo Simon Clark

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est engagé mardi à « se mettre au travail » pour trouver des solutions, sans donner davantage de précisions.

« C’est un rapport qui est troublant, a affirmé M. Roberge. On voyait bien qu’il y avait certains problèmes, mais là, on voit que c’est assez répandu, que c’est dans plusieurs universités. »

Le ministre a souligné le « bon travail » de l’Union étudiante du Québec dans ce dossier, qui a réussi à obtenir un échantillon « assez grand » sur le plan méthodologique.

Près de 24 000 étudiants universitaires québécois ont répondu sur une base volontaire à cette enquête, dont le taux de participation est de 16 %.

L’UL veut faire plus

À l’Université Laval (UL), la direction et les associations étudiantes ont tenu aussi à réagir mardi à la publication de ce rapport.

« Ce rapport a évidemment eu l’effet d’une bombe qui rappelle la détresse que peuvent vivre nos membres, mais aussi les lacunes qui perdurent tant sur le plan institutionnel, ici à l’Université Laval, qu’au plan gouvernemental », a affirmé Nicolas Pouliot, président de l’AELIÉS, l’association qui représente les étudiants inscrits aux cycles supérieurs.

L’administration universitaire a reconnu qu’il reste « encore du chemin à faire » pour améliorer la situation, malgré les initiatives mises en place au cours des dernières années. « Il nous faut continuer d’agir », a affirmé le vice-recteur exécutif, Robert Beauregard.

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