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Haute direction: les femmes et les minorités visibles toujours sous-représentées

Haute direction: les femmes et les minorités visibles toujours sous-représentées
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 MONTRÉAL – Les femmes occupent désormais 40,7 % des postes de haute direction de la grande région de Montréal, mais seulement 25 % dans les entreprises privées. La situation est moins reluisante pour les minorités visibles, qui représentent seulement 5,3 % des hauts dirigeants, une proportion qui tombe à 2 % dans le secteur privé. 

 De 2016 à 2019, la proportion de femmes et de minorités visibles dans les hautes directions a augmenté de 8,1 % et de 12,5 % respectivement, selon une récente étude du Diversity Institute de l’Université Ryerson. Par rapport à 2012, la proportion de femmes a grimpé de 30 %. 

 Néanmoins, ces groupes restent sous-représentés, puisque les femmes forment environ la moitié de la population de la région métropolitaine et les personnes racialisées près d’un quart. 

 C’est dans les entreprises privées que les femmes et les minorités sont moins bien représentées, selon l’étude, qui s’est penchée sur les secteurs public, privé et communautaire. 

 Moins d’un quart des cadres supérieurs dans le secteur privé sont des femmes. En 2012, elles occupaient seulement 15 % de ces postes. Les femmes y sont plus présentes sur les conseils d’administration (près de 30 %) qu’aux échelons supérieurs de direction (environ 19 %). 

 En entreprise, 2 % des personnes occupant des postes de haute direction sont issues d’une minorité. Environ 78 % des équipes de haute direction et 88 % des conseils d’administration n’incluent aucune minorité. 

 Occasions ratées 

 «Les organisations affichant une diversité au sein de leur haute direction sont plus novatrices, ont des milieux de travail plus efficaces et ont un meilleur rendement financier», souligne Wendy Cukier, directrice du Diversity Institute et coauteure de l'étude. Le manque de diversité «équivaut à des occasions ratées», dit-elle. 

 Selon l’étude, la sous-représentation découle de choix organisationnels plutôt que d’un manque de candidats qualifiés. Un engagement au sommet envers la diversité peut faire une différence, d’après les chercheurs. Une haute direction diversifiée favorise la transformation interne de l’organisation, en plus d’influencer la perception sociale de qui peut être un leader. 

 Des «cultures organisationnelles inhospitalières» limitent l’avancement des femmes, alors qu’une meilleure conciliation travail-famille facilite leur progression. Des processus de recrutement efficaces et impartiaux sont aussi souhaitables, comme en évaluant adéquatement les qualifications acquises à l’étranger, souligne l'étude.