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Orlando rêve en couleurs

Un promoteur de Floride veut sonder l’intérêt de la population pour une équipe

POINT-DE-PRESSE-DU-50E-DES-EXPOS-DANS-LA-MLB
Photo d'archives, Agence QMI Stephen Bronfman (photo), qui est à la tête d’un groupe pour ramener le baseball majeur à Montréal, n’est pas inquiet des propos de Pat Williams, qui souhaite implanter une équipe professionnelle à Orlando.

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À en croire le rêve et les propos de Pat Williams, un visionnaire de l’industrie sportive en Floride, la grande région d’Orlando pourrait accueillir une équipe du baseball majeur. Serait-ce un obstacle au projet de Montréal ?

« Pas du tout », a affirmé l’homme d’affaires et promoteur du retour du baseball majeur à Montréal, Stephen Bronfman, dans un échange de courriels avec le Journal de Montréal. Celui-ci n’est aucunement préoccupé par le plan de Williams.

À 79 ans et rêvant des Ligues majeures depuis longtemps, Williams a présenté mercredi son idée aux apparences loufoques en Floride. Celui qui est à la tête du projet a dévoilé un logo d’équipe aux allures des années 80, une casquette et un chandail en tentant d’attirer l’attention vers un site web au nom de la future équipe, les Dreamers d’Orlando. Un clin d’œil à Walt Disney et Arnold Palmer, des acteurs importants de la région.

Par cette stratégie, il souhaite sonder la population du centre de la Floride sur leur intérêt envers une concession des Ligues majeures. Il ne faut pas y voir plus loin, car bon nombre de réponses aux questions demeurent mystérieuses. 

Williams espère qu’en faisant suffisamment rêver les amateurs de baseball qui auront massivement signé son formulaire en ligne, il pourrait mériter une équipe d’expansion ou accueillir une équipe changeant d’adresse. 

Pour l’instant, il ne se montre pas intéressé aux Rays de Tampa Bay. D’autant plus que le propriétaire Stuart Sternberg privilégie l’option de partager son club avec les promoteurs montréalais dans un avenir rapproché.

Si différent ?

Selon lui, il y a longtemps qu’Orlando, une région comptant près de 300 000 habitants au cœur de l’État, mérite une équipe du baseball majeur. Les déboires des Marlins et des Rays seraient la preuve que ce sport ne fonctionne pas dans ces villes respectives. Le scénario serait bien différent dans la région de Mickey Mouse, selon ses observations du marché.

On peut en douter, car les deux formations floridiennes croupissent en fond de classement au chapitre des assistances depuis des années. Dans la Ligue nationale à Miami, les Marlins attirent en moyenne 10 000 spectateurs par rencontre, soit 8000 de moins que les Pirates à Pittsburgh. Et dans la Ligue américaine, les Rays sont à la traîne de plus de 1500 personnes par match, derrière les Orioles de Baltimore. 

« Orlando a prouvé que, depuis les débuts du Magic, dans la NBA en 1989, elle est une grande ville de sport. Les partisans de soccer adulent les Lions d’Orlando City et maintenant, il est temps de se rendre à la plaque pour que le projet de baseball devienne réalité », a affirmé Williams, cofondateur et ancien vice-président du Magic.

MLS et NBA

Or, bien que l’Orlando City SC figure au septième échelon de la MLS dans la colonne des assistances avec une moyenne de 22 700 spectateurs par match en 2019, le Magic se retrouve dans le dernier tiers des 30 équipes de la NBA à cet égard, depuis plus de cinq ans. 

En grande perte de vitesse en Floride, le baseball n’est plus dans les sports privilégiés des amateurs. Et sans stade où s’établir dans Orange County, le plan relève de l’utopie.

En s’avançant à la plaque à l’aveugle, rêvasseur et sans réponses exactes, Williams pourrait bien être rapidement retiré au bâton.