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Incarcéré pour avoir agressé un nain, il aurait menacé un agent correctionnel

Le récidiviste Jonathan Bertrand-Beaulieu a de nouveau été accusé

Jonathan Bertrand-Beaulieu
Photo courtoisie Jonathan Bertrand-Beaulieu

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Déjà incarcéré après avoir été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une personne de petite taille en prison, le récidiviste Jonathan Bertrand-Beaulieu a de nouveau été accusé, cette fois pour intimidation à l’endroit d’un agent correctionnel.

Reconnu coupable en juillet dernier d’avoir abusé d’un détenu de la prison d’Orsainville en lui faisant «la prise du sommeil» à de multiples reprises et en l’agressant sexuellement, Jonathan Bertrand-Beaulieu devait se présenter en cour vendredi. Or, plutôt que de se faire entendre dans le cadre des observations sur la peine, le récidiviste s’est vu imposer une nouvelle accusation.

Retourné à Orsainville

Selon ce nouvel acte d’accusation, l’homme de 27 ans est accusé d’avoir tenté d’intimider un agent correctionnel du centre de détention de Québec. Les événements seraient survenus cet été, pendant que Bertrand-Beaulieu subissait son procès.

Compte tenu de la nouvelle accusation, les représentations sur la sentence du premier dossier n’ont pas été traitées. L’accusé, qui était déjà détenu, est retourné à Orsainville après sa brève comparution.

«Coup de pénis»

Les gestes commis par Bertrand-Beaulieu à l’automne 2018, dans l’aile 14-gauche, à l’endroit d’un détenu de petite taille ont dérangé à tel point que deux codétenus ont dénoncé l’accusé. Il s’agit d’une chose rare dans le milieu carcéral, où la loi du silence règne.

Dans les semaines précédentes, l’accusé de six pieds et de 200 livres s’en était pris à sa victime comme s’il avait été un véritable «toutou».

À de multiples reprises, le pauvre détenu s’est fait agripper par-derrière par l’accusé. Une «prise du sommeil» qui faisait perdre connaissance à la victime. Cette dernière s’était aussi fait frapper à «coup de pénis» par l’accusé sous le regard des codétenus.

À deux autres occasions, Bertrand-Beaulieu était aussi entré dans la cellule pour chatouiller, puis déshabiller le pauvre homme avant de lui insérer un doigt dans l’anus. Cette situation avait été la goutte de trop pour la victime qui, encouragée par d’autres détenus, avait fait une plainte officielle.