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Fanny Britt, ambassadrice de la littérature

Fanny Britt est l'une des invités d'honneur à la 42e édition du Salon du livre de Montréal.
PHOTO AGENCE QMI, STEVE MADDEN Fanny Britt est l'une des invités d'honneur à la 42e édition du Salon du livre de Montréal.

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La dramaturge, auteure et traductrice Fanny Britt est, pour la première fois, l’une des invitées d’honneur du Salon du livre de Montréal qui a commencé mercredi et qui se poursuit jusqu’au 25 novembre.  

Enki Bilal, Jean-Paul Daoust, Tristan Demers, Antonine Maillet, Andrée Poulin, Sheila Watt-Cloutier et Webster sont les sept autres auteurs qui portent ce titre pour cette 42e édition du Salon du livre.    

« Je pense qu’on est un peu des ambassadeurs. Moi, de ce que je comprends, c’est qu’on sert un peu de courroie de transmission entre le Salon et les visiteurs du Salon. C’est une occasion de profiter de cette tribune-là pour parler des livres, pour parler de la littérature et de son importance », souligne Fanny Britt, celle qui a fait paraître cette année l’essai intitulé «Les retranchées – Échecs et ravissement de la famille, en milieu de course».    

Causeries et discussions  

Celle qui a écrit une douzaine de pièces de théâtre, un roman, un livre graphique ainsi que deux essais en plus d’avoir traduit plusieurs pièces de théâtre et romans participera à une causerie animée par Rose-Aimée Automne T. Mortin sous le thème «C’est quoi, un père « juste correct »»? samedi matin avec l’écrivain Samuel Archibald.    

« C’est un peu une blague sur l’expression « The good enough mother » qui est une théorie du sociologue Donald Winnicott. Dans les années 50, il disait que ce dont les enfants ont besoin ce n’est pas d’une mère parfaite, au contraire, c’est d’une mère juste correcte, qui fait des erreurs. Parce que c’est quelque chose de crucial de transmettre à nos enfants que l’erreur n’est pas juste acceptable, mais que c'est même important pour évoluer et pour naviguer dans le monde après », explique Fanny Britt, qui a consacré un chapitre complet sur ce thème dans son essai paru en mai dernier.    

Les visiteurs du Salon du livre pourront aussi en apprendre plus sur cette écrivaine aux multiples talents dimanche avant-midi lors d’une petite entrevue avec Jérémy Laniel.    

Fanny Britt avoue d’ailleurs que c’est la partie qu’elle préfère des salons du livre : les discussions et causeries.    

« C’est bizarre, parce qu’on est un peu au milieu d’un espèce d’aéroport rempli de livres. Il y a tellement de monde et c’est tellement grand. On réussit quand même à avoir des conversations qui sont souvent émouvantes et qui nous font réfléchir, décrit-elle. C’est des moments qu’on ne prévoit pas nécessairement. On tourne le coin et tout à coup on se retrouve devant une discussion entre des auteurs qu’on aime ou sur un sujet qui nous intéresse et ça peut nous amener à faire des découvertes. »    

Polytechnique au Théâtre d’Aujourd’hui  

Fanny Britt a de nombreux projets en branle pour le reste de l’année. Elle est entre autres en pleine écriture d’un roman. Elle prépare aussi une soirée pour la série «Aujourd’hui je passe à l’histoire» au Centre du théâtre d’Aujourd’hui qui sera présentée les 6 et 7 décembre.    

« Dès que Sylvain Bélanger, le directeur artistique, a proposé la date, j’ai pensé tout de suite à Polytechnique. Cette année, ça va être le 30e anniversaire en plus, lance Mme Britt, qui s’est entouré de cinq comédiennes qui sont aussi des amies. Ça va être une lecture de texte. Un collage que j’ai fait de différents textes qui pour moi incarnent la résistance des femmes à travers l’histoire, mais aussi beaucoup dans l’histoire actuelle. Et pas juste des penseuses et des littéraires. J’ai demandé la permission à des personnes que je suis sur Facebook si je pouvais prendre leur statut Facebook. »    

Finalement, il sera possible de voir la pièce «Lysis», qu’elle a écrite avec Alexia Bürger, en avril 2020 au Théâtre du Nouveau Monde.    

  

42e édition du Salon du livre de Montréal  

Un événement qui perdure à travers le temps  

  

Fanny Britt est l'une des invités d'honneur à la 42e édition du Salon du livre de Montréal.
PHOTO AGENCE QMI, STEVE MADDEN

  

Malgré la poussée des technologies ces dernières années, le Salon du livre de Montréal demeure un événement très populaire, et ce, depuis 42 ans.  

« On ne se cachera pas qu’aujourd’hui, les gens lisent différemment. Leur capacité d’attention est moins grande. On a beaucoup d’écrans dans nos vies. Alors c’est important de continuer à valoriser la lecture », souligne d’emblée Olivier Gougeon, directeur général de l’événement.    

« Le numérique pour moi n’est pas une fin, mais un moyen. Souvent on oppose le numérique au livre papier. Pour moi, c’est une grave erreur, parce que le numérique c’est juste une autre occasion d’entrer en contact avec le livre, soit d’un point de vue de promotion, soit d’un autre mode d’accès à la lecture comme le livre numérique ou le livre audio », explique-t-il.    

Le Salon du livre aura d’ailleurs un espace innovant pour permettre aux visiteurs de découvrir ces nouveaux modes d’accès à la lecture.    

« Le Salon du livre de Montréal, c’est avant tout un événement concret. Les gens viennent pour rencontrer des auteurs et rencontrer des éditeurs pour être en contact avec le livre. C’est ça l’essence du Salon», indique M. Gougeon.    

Quartier Saint-Michel à l’honneur  

Une autre nouveauté cette année est un projet qui vise à faire découvrir le quartier Saint-Michel à Montréal. « C’est un projet qui est né cette année inspirée des régions ou des pays à l’honneur, un concept que l’on retrouve dans les Salons du livre internationaux. Des fois, on connaît peu ce qui est proche de nous. Montréal est une ville vraiment riche, vraiment diversifiée. Il y a des quartiers qui sont en soi des lieux de vie incroyables. On s’est dit pourquoi ne pas essayer de mettre en exergue certains quartiers de Montréal », explique Olivier Gougeon.    

Les visiteurs du Salon pourront donc découvrir cette année le quartier Saint-Michel. « C’est un quartier qui est souvent méconnu des Montréalais. Il est parfois même mal-aimé un peu parce que l’autoroute 40 passe en plein milieu. Pourtant c’est un quartier vraiment vivant, un quartier où beaucoup de nouveaux arrivants mettent les pieds », décrit le directeur général.