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Grève au CN: une entente d’ici le début de la semaine prochaine réclamée

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Plusieurs groupes et organismes, dont le Conseil du patronat et des représentants des PME, souhaitent qu’une entente soit signée d’ici le début de la semaine prochaine entre le CN et ses employés pour mettre fin à la grève qui dure depuis maintenant quatre jours et qui touche le transport ferroviaire.

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«Si la grève s’éternise trop longtemps, elle risque de nuire gravement à l’économie et peut-être même d’entraîner à un certain point des mises à pied et des fermetures», a déclaré Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), dans un communiqué.

La FCEI a précisé que le secteur de l’agriculture est parmi les plus touchés, «ce qui s’ajoute à une saison des récoltes déjà difficile à cause de l’arrivée prématurée de l’hiver dans plusieurs provinces et au conflit commercial avec la Chine».

D’ailleurs, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) ont réclamé eux aussi «des actions immédiates».

«Le propane est le combustible utilisé par les producteurs pour effectuer le séchage du grain, procédé indispensable à la conservation, le battage et la commercialisation de la récolte de maïs et de soya», a-t-on rappelé dans un communiqué.

Les secteurs fortement tributaires du transport ferroviaire, comme les industries pétrolière, minière et forestière, sont également touchés par la grève. Les secteurs comme l’industrie manufacturière, le commerce de détail, le transport et le commerce de gros pourraient commencer à ressentir les impacts de la grève dans les prochains jours, prévoit la FCEI.

«Si les deux parties n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente d’ici le début de la semaine prochaine, nous demanderons à Ottawa d’intervenir en convoquant le parlement pour faire adopter un projet de loi spéciale forçant le retour au travail», a fait savoir Jasmin Guénette de la FCEI.

Se disant aussi «très inquiet des répercussions néfastes», le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a de son côté dit avoir envoyé une lettre au gouvernement fédéral leur demandant d'agir dès maintenant afin de limiter les dommages.

«Il ne faut pas négliger l'impact de la crise dans le transport ferroviaire sur la fluidité commerciale, et ce, même à court terme», a soutenu Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ.