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Le chanteur qui veut devenir ministre

En lice comme révélation de l’année au Gala de l’ADISQ, Jérôme 50 a des ambitions qui diffèrent des autres

Jérôme 50 était en concert à l’Impérial Bell vendredi soir, dans sa ville. « C’est toujours magique à cet endroit », dit-il.
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES Jérôme 50 était en concert à l’Impérial Bell vendredi soir, dans sa ville. « C’est toujours magique à cet endroit », dit-il.

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Certains artistes rêvent de percer à l’étranger et d’empiler les disques d’or. Pas Jérôme 50. Le finaliste pour le Félix de la révélation de l’année au dernier Gala de l’ADISQ veut devenir... ministre de l’Éducation.

Il a aussi dit «maire de Québec», mais ce sont surtout ses ambitions pour le système scolaire québécois qu’il a détaillées lors d’une l’entrevue qu’il a accordée au Journal.

« J’ai envie que les jeunes s’amusent à l’école », lance Jérôme 50, Charette-Pépin étant son véritable patronyme, le plus sérieusement du monde.

Il faut dire que l’auteur-compositeur-interprète de 25 ans, fondateur de la « hiérarchill », s’intéresse à la jeunesse. Assez pour avoir utilisé les services d’une chorale de gamins sur son plus récent opus Le camp de vacances de Jérôme 49, dans lequel il détourne avec humour et finesse les comptines de camps d’été.

« Tu veux faire du Leloup »

Jérôme 50 est aussi un amant des mots. Un amoureux de la langue française. Ainsi, quand on lui demande ce que lui, un artiste de Québec, pense du succès remporté par un gars de sa ville, Hubert Lenoir, il se réjouit d’abord de Molière.

« C’est le fun de voir une francophonie aussi libre et épanouie, qui est aimée d’amour par les jeunes à une époque où on ne sait pas trop où le français s’en va. Dans la musique qui se fait à Québec, je sens un souffle d’espoir nouveau. »

Lui-même a grandi au son de Brassens et Desjardins, classiques que ses parents jouaient dans leur demeure de L’Ancienne-Lorette. « J’ai appris à aimer la poésie et la chanson francophones. Même si t’écoutes du Blink-182, tu veux faire du Jean Leloup. C’est ça ta réalité. »

Complicité en construction

Ça aide aussi à accomplir son objectif de musicien : communiquer avec les Québécois.

« Développer une complicité », précise celui qui dit préférer de loin un commentaire élogieux d’un fan à un trophée.

Sent-il que la connexion est établie avec les Québécois ? « Je pense que ce n’est pas encore fait. C’est en construction. »