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Rounds de trois minutes: le débat est lancé

Marie-Ève Dicaire et Marie-Pier Houle aimeraient que le règlement soit amendé

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QUÉBEC | Dans plusieurs domaines, les femmes souhaitent la parité avec les hommes. C’est aussi vrai dans le monde de la boxe, alors qu’elles réclament des rounds de trois minutes, comme les athlètes masculins

Marlen Esparza et Seniesa Estrada ont disputé des rounds de trois minutes, le 2 novembre dernier.
Photo d'archives, AFP
Marlen Esparza et Seniesa Estrada ont disputé des rounds de trois minutes, le 2 novembre dernier.

Depuis plusieurs années, les combats féminins se déroulent avec des rounds de deux minutes. Pourtant, chez les amateurs, les assauts sont de trois minutes. 

Toutefois, le débat a été relancé le 2 novembre dernier lors d’un combat de championnat du monde des poids mouches à Las Vegas. Seniesa Estrada et Marlen Esparza se sont affrontées avec des rounds de trois minutes.

Un combat qui n’a pas échappé à l’attention de Marie-Pier Houle et de Marie-Ève Dicaire. Elles aimeraient avoir le même traitement que leurs consœurs dans un avenir rapproché.

«J’étais surprise de voir que c’était des rounds de trois minutes, a indiqué Houle. Il faut lancer beaucoup de coups pour être en mesure de créer des ouvertures dans un round de deux minutes.

Marie-Pier Houle
Photo Chantal Poirier
Marie-Pier Houle

« En trois minutes, tu as davantage le temps d’installer ton rythme et ça peut apporter quelque chose de différent.»

La championne du monde IBF des super-moyens en a fait un cheval de bataille.

« Je m’obstine depuis le début de ma carrière par rapport à ce sujet, a mentionné Dicaire. Dans sept de mes combats, je me suis entraînée en fonction d’avoir des rounds de trois minutes, mais ça n’est pas arrivé.

«  On a décidé d’arrêter d’en parler. Le jour où ça va arriver, je serai très contente. »

Sécurité

Dans ce dossier, il faut comprendre que ce n’est pas un règlement, mais une loi. Pour la changer, la Régie des alcools, des courses et des jeux devrait convaincre les instances politiques de le faire. Pour le moment, c’est loin d’être une priorité pour le gouvernement de François Legault.

Est-ce qu’il y a un moyen d’assouplir cette loi ? Possible, mais le processus pourrait prendre un certain temps.

Le responsable des sports de combat à la Régie, Michel Hamelin, n’est pas très bavard à ce sujet.

« Je fais juste appliquer la réglementation en vigueur », a-t-il mentionné vendredi.

Selon le promoteur Yvon Michel, le vent de changement pourrait s’opérer grâce aux organismes de sanction. Cependant, la WBC ou l’IBF, par exemple, ne pourrait pas imposer ses volontés aux commissions athlétiques dans les différents États américains ou au Québec.

Quoi qu’il en soit, c’est un sujet qui risque de revenir sur la place publique sur une base régulière. Au moins, le débat est lancé.


► Yvon Michel a annoncé que 1300 billets avaient été vendus pour son gala de samedi soir au Centre Vidéotron. Le promoteur s’est dit satisfait, car il s’était fixé un objectif de 1000 billets vendus il y a quelques semaines.