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Simon Jolin-Barrette tente de réparer les pots cassés

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Certains gens d’affaires l’attendaient avec une brique et un fanal, mais le ministre de l’Immigration Simon Jolin-Barrette a tout de même eu droit à un accueil poli, vendredi, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).  

Deux semaines après son mea culpa et le recul de la Coalition Avenir Québec dans le dossier du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) destiné aux étudiants et travailleurs étrangers, le ministre a soutenu « être à l’écoute » des employeurs et de la société civile.  

« Il a venté fort » depuis deux semaines, a-t-il admis devant une foule de quelques centaines de personnes, moins nombreuse que lors d’autres événements semblables de la CCMM.  

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Consultations  

La réforme du PEQ, défendue bec et ongles par M. Jolin-Barrette, avait été condamnée unanimement par les groupes d’étudiants étrangers, les employeurs et l’opposition.  

Tous dénonçaient qu’en pleine pénurie de main-d’œuvre, le gouvernement Legault rejette des étudiants formés au Québec, aux profils utiles pour les entreprises d’ici.  

M. Jolin-Barrette a toutefois maintenu vendredi que le programme actuel doit être revu. Cette fois, il s’engage à tenir des consultations « au cours des prochaines semaines » avec les maisons d’enseignement et le milieu des affaires.  

« Ensuite, je vais présenter la réforme avec quelques modifications. »  

Le ministre a pris la bonne décision, s’est réjoui le président de la Chambre, Michel Leblanc.  

« Sur le PEQ, il y a eu des divergences de vues. [...] Le ministre a fait marche arrière. Ce qu’on espère d’un gouvernement, c’est qu’il fasse ça à l’occasion. Et quand il le fait, on ne lui lance pas la pierre. Et là, le ministre a lancé tous les bons signaux. Il veut nous rencontrer. Il veut qu’on travaille ensemble. »