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La vraie nature du CH

La perte de Jonathan Drouin sera lourde de conséquences pour le Canadien.
Photo d’archives La perte de Jonathan Drouin sera lourde de conséquences pour le Canadien.

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Les Rangers de New York sont les visiteurs ce soir à Montréal. Match prenable pour le Canadien.

Au moins aussi prenable que les trois précédents, tous des défaites. Pourtant, les hommes de Claude Julien ont été fumants contre Ovechkin et sa bande à Washington. Pourquoi ?

Une saison de hockey est faite de hauts et de bas. Un soir donné, une équipe moribonde va en battre une excellente.

Vive les aléas d’un calendrier de 82 matchs, une douzaine en trop.

La multiplication des sports et des spectacles logés dans des édifices surutilisés empêche les logiciels de pondre des horaires intelligents.

Conséquence : 12 des 22 premiers matchs des Maple Leafs de Toronto joués en mode « dos à dos » en 24 heures, une équipe en perdition et un coach à 6,25 millions au chômage.

Saison de transition

Revenons à nos moutons, ou à leur Flanelle... Le CH demeure, n’en déplaise à Claude Julien, en saison de transition. Les résultats dopés ont à nouveau créé d’innombrables attentes chez les partisans. Dans les faits, le Tricolore vient de perdre trois matchs de suite face à des équipes de forces à peu près égales.

Or ces trois équipes, Ottawa, Columbus et New Jersey, luttent davantage pour Alexis Lafrenière que pour la coupe Stanley. Elles sont tournées vers l’avenir et le regardent avec optimisme. Elles comptent surtout sur de bons choix de repêchage et d’autres à venir, et sur une excellente base de jeunes joueurs en développement. Surtout, elles ont les moyens de leurs ambitions puisqu’elles évoluent dans des marchés tantôt tout petits, tantôt inondés par une offre sportive opulente.

À Montréal, on n’a pas ces moyens.

Ici, il faut faire les séries. Tout le temps. C’est du moins ce que croient encore trop d’observateurs et de partisans nostalgiques accrochés à un passé glorieux que l’on ne reverra jamais.

La perte de Drouin

La perte de Jonathan Drouin est lourde. Le 92 manque cruellement au CH. Mais croire que les trois dernières défaites sont attribuables à sa blessure et croire aux licornes, c’est pareil. Le CH a meilleure mine. Les jeunes sont excitants, ceux qui s’en viennent encore plus. L’équipe compétitionne et, un soir donné, elle bat Washington sur la route. Le danger, c’est de s’emballer au point de se faire mal en tombant après trois défaites de suite.

Des revers inattendus, les adversaires étant jugés prenables. Si seulement les joueurs du Canadien n’avaient pas cru, eux aussi, à ce principe. Ils n’auraient pas affronté Jersey, Columbus et Ottawa dans le même état d’esprit avec lequel les Capitals les ont accueillis...

Coup de cœur

La perte de Jonathan Drouin sera lourde de conséquences pour le Canadien.
Photo Ben Pelosse

À Guy Carbonneau. On peut se demander s’il n’aura pas été le dernier des Mohicans défensifs à entrer au Temple. Carbo est l’héritier légitime de Bob Gainey pour qui on a créé le trophée Selke. Mais depuis Fedorov, on dirait qu’un joueur ne peut prétendre à cette récompense sans amasser au moins 70 points.

Carbo plongeait à merveille devant les tirs, gagnait ses mises en jeu face aux meilleurs centres adverses avant de leur faire perdre le nord. Il fait bon voir ce grand capitaine entrer au Temple.

Coup de gueule

À Mike Babcock. Les excuses sont nombreuses pour expliquer son congédiement, mais il n’en demeure pas moins que coach Canada a besoin d’humilité. La veille de son renvoi, il clamait avoir toujours misé sur lui-même et vouloir continuer de le faire. Autrement dit, Matthews, Marner, Tavares, Nylander et Reilly, ce n’est pas important, Monsieur préférant miser sur lui-même. Soudainement, je le revois arracher le tableau des mains de Claude Julien et je comprends tout...

Un p’tit 2 sur...

Ma moyenne s’étant améliorée avec la prédiction de samedi dernier concernant les Carabins en Coupe Uteck, je risque gros, mais persiste. Les Bleus vont battre Calgary et vont commettre un sacrilège en remportant la coupe Vanier dans le domicile de l’ennemi juré, le Rouge et Or. Ils ne seront pas nombreux à braver le vent glacial du Peps tard en novembre, mais les vrais y seront. Bravo Dany et bonne chance pour la suite...