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Les entreprises virent au vert pour attirer les millénariaux

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QUÉBEC - Lors des grandes mobilisations du 27 septembre dernier, les jeunes l'ont affirmé haut et fort: l'environnement est une priorité pour eux. 

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre au Québec, les entreprises ont déjà commencé à démontrer un penchant pour la cause écologique afin d’attirer la nouvelle génération fortement conscientisée. 

La Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ) a compris que l’enjeu occupe une place de choix non seulement dans la vie personnelle des millénariaux, mais également dans leur travail. 

«L'employé va rester dans une organisation à partir du moment où ses valeurs à lui, sa tête, son cœur et l'emploi qu'il occupe seront en interconnexion», affirme Julie Bédard, présidente et chef de la direction de la CCIQ. 

La chambre de commerce offre ainsi une formation pour inciter les entreprises à prendre un virage vert. 

L’objectif de ce programme est d’attirer les millénariaux, mais également d’assurer une rétention d’emploi. 

«C’est important pour les employés aujourd’hui d’utiliser les transports en commun, la façon d'opérer dans nos organisations, la technologie, la transformation numérique, le sans-papiers», souligne Mme Bédard. 

«Le vieillissement de la population et le manque de main-d’œuvre (font en sorte que) les millénaux (se sentent) très libres», affirme quant à lui le président d’Optel, Louis Roy. 

Selon lui, cette pression venant de la part de la nouvelle génération fera partie de la solution pour que les entreprises cessent de faire partie du problème. 

Chez Optel, qui œuvre dans les nouvelles technologies, on retrouve plusieurs mesures, dont des bornes pour les voitures électriques, des places de stationnement réservées au covoiturage ainsi qu’un vélo-parc. 

Ces mesures, en accord avec la philosophie de l’entreprise, plaisent énormément aux employés. 

Le phénomène Greta 

D’après Louis Roy, la forte présence de Greta Thunberg sur les plateformes médiatiques y aura été pour quelque chose. 

«Il y en a qui l'aiment pas, il y en a qui l'adorent, c'est clair que ça a eu un impact», croit M. Roy. 

Optel servira d'ailleurs de mentor pour les autres entreprises qui souhaitent à leur tour devenir un modèle écologique. 

«2019 est une année charnière, on le sent. Et les entreprises vont devoir embarquer, sinon elles n'auront plus d'employés et, pire que ça, elles ne seront plus capables de vendre leurs services et leurs produits», conclut le président d’Optel.