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Ma vie en films: «Il y a un peu de Richard Linklater dans ̈Les Barbares de La Malbaie ̈» – Vincent Biron

Justin Leyrolles-Bouchard et Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques sur le plateau de la comédie dramatique «Les barbares de La Malbaie»
PHOTO COURTOISIE Justin Leyrolles-Bouchard et Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques sur le plateau de la comédie dramatique «Les barbares de La Malbaie»

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On lui doit le surprenant «Prank» ainsi que «Les Barbares de La Malbaie», actuellement sur les écrans. Alors, pourquoi ne pas faire un tour dans la mémoire du réalisateur Vincent Biron?

Vincent, quel est votre premier souvenir d'une salle de cinéma?

Mon premier souvenir n’est pas très glorieux puisqu’il s’agit d’«Un flic à la maternelle» avec Arnold Schwarzenegger. C’est la première fois que ma mère m’a laissé seul dans la salle pendant qu’elle allait faire des courses, le souvenir s’est donc imprégné dans ma tête. Je me rappelle encore de l’allée et de l’endroit où j’étais assis dans la salle, du haut de mes six ou sept ans. L’expérience avec un film est quelque chose de très intime pour moi. Très petit, j’étais déjà happé par l’écran. Pour moi, cela ne faisait aucune différence que ma mère soit là ou pas.

Votre premier film marquant?

Je me rappelle avoir usé ma cassette de «E.T. l’extraterrestre» jusqu’à la corde! C’est le premier film qui m’a affecté émotionnellement. Je me souviens d’avoir pleuré à la fin. Encore à ce jour, «E.T. l’extraterrestre» a un effet vraiment «weird» sur moi, je peux entendre la musique et me mettre à pleurer.

En plus d'être réalisateur, vous êtes également directeur photo. Comment définissez-vous ce métier et quels sont les directeurs photo dont le travail vous inspire?

J’aime démystifier ce métier parce que je crois qu’à ce jour, même ma mère est encore un peu confuse sur ce que je fais exactement. À mes yeux, le directeur photo est celui qui traduit en images la vision du réalisateur, c’est quelqu’un qui va s’assurer que l’équipe technique va suivre cette vision. Il y a trois directeurs photo qui m’ont inspiré: Vilmos Zsigmond que l’on connaît pour son travail sur «Rencontres du troisième type», Harris Savides qui a travaillé avec David Fincher sur «Zodiac», et au Québec, c’est Josée Deshaies, une femme extraordinaire qui a travaillé avec Bertrand Bonello sur «L’apollonide», l’une des plus grandes directions photo de tous les temps. Elle a aussi fait «Curling» de Denis Côté.

Le film qui vous a traumatisé, enfant?

Ma sœur a eu la très, très mauvaise idée de me faire regarder «Le meurtre dans le sang» quand j’avais neuf ou 10 ans. C’est un film sur l’horreur de l’humanité à son pire!

Qui a été votre premier amour au grand écran?

J’en ai deux. L’un est un «kick» charnel, c’est Mila Jovovich dans «Le cinquième élément». Ensuite, un peu plus tard, c’est quand j’ai vu Zooey Deschanel dans «(500) jours avec Summer». Elle m’a obsédée pendant toute ma vingtaine.

La trame sonore de votre adolescence?

J’étais vraiment un «geek» profond, j’avais un site de fans de «Star Wars» où j’avais monté une encyclopédie de tous les univers. Les trames sonores «remastérisées» de la trilogie ont roulé en boucle dans mon «discman».

Un film ou un univers de film dans lequel vous aimeriez vivre?

Je retombe en enfance avec cette question puisque l’un des jeux auquel j’ai le plus joué, enfant, est celui de «S.O.S. Fantômes». J’avais toutes les figurines et je rêvais d’avoir un «pack» de protons!

Si tout était possible, un(e) réalisateur(trice) que vous aimeriez inviter au cinéma? Et quel film iriez-vous voir?

J’adore Richard Linklater, son humanité! Il y a un peu de Richard Linklater dans «Les Barbares de La Malbaie». Et nous irions voir un film de Robert Altman.