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«Poursuite sous pression»: quelle poursuite et quelle pression?

«Poursuite sous pression»: quelle poursuite et quelle pression?
Photo courtoisie

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Le premier rôle de Chadwick Boseman depuis celui de la Panthère noire dans le dernier «Avengers» se révèle une déception. 

Le sujet de la corruption policière à New York n’a rien de nouveau et le scénario d’Adam Mervis et de Matthew Michael Carnahan (les excellentes téléséries britanniques «The Kingdom» et «State of Play») pour «Poursuite sous pression» ne parvient pas à insuffler une quelconque originalité à cette thématique surutilisée.  

Le long métrage de 100 minutes s’ouvre sur les funérailles du père d’Andre Davis (Christian Isaiah pour ces scènes, il est ensuite incarné par Chadwick Boseman), policier tué dans l’exercice de ses fonctions. C’est donc sans surprise qu’on découvre que Davis a suivi les traces de son père une fois adulte. Quelques minutes expliquent aussi au spectateur qu’il est sévère, mais juste, autrement dit qu’il n’hésite pas à faire feu sur des suspects.  

Ce cadre ayant été défini à grands coups de pinceau, on entre enfin dans le vif du sujet. Deux voleurs masqués (Stephan James et Taylor Kitsch) arrivent chez le propriétaire d’un restaurant pour lui dérober de la cocaïne entreposée dans l’un de ses frigos. Mais le larcin tourne mal, les malfrats tuent des policiers arrivés en renfort et le tout se termine en bain de sang.  

Davis part en chasse – les 21 ponts qui mènent à l’île de Manhattan sont fermés, d’où le titre original de «21 Bridges» en anglais – et fait équipe avec Frankie Burns (Sienna Miller). La suite est prévisible et monotone, parsemée de cadavres...  

Produit par Anthony Russo et Joe Russo, les réalisateurs des trois derniers «Avengers», «Poursuite sous pression» possède quelques plans de caméra impressionnants, comme ces visions de Manhattan ou certaines scènes de poursuite. Voulant donner au spectateur l’impression que les enjeux sont de taille et qu’il y a urgence, le scénario se déroule en une nuit, mais le réalisateur Brian Kirk (on lui doit notamment des épisodes du «Trône de fer») ne parvient jamais à retranscrire cela au grand écran, les moments de violente confrontation entre les criminels et la police n’offrant que du déjà-vu.  

Le punch final fait l’effet d’un pétard mouillé, confirmant alors l’impression lancinante que «Poursuite sous pression» est une belle occasion ratée.   

  • Note: 2,5 sur 5 
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