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Respecter les animaux et leurs souffrances

Respecter les animaux et leurs souffrances
Photo Adobe Stock

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Revenir avec la photo d’un petit singe sur son épaule, d’un serpent autour du cou, d’une balade à dos d’âne, caressant un tigre ou nageant avec un dauphin fait toujours son petit effet sur nos réseaux sociaux. Toutefois, il faut être prudent, car de la maltraitance se cache souvent derrière ces expériences. Si l’on souhaite des vacances qui ne causeront aucune souffrance aux animaux, on se rend sur le site de l’organisme World Animal Protection Canada (worldanimalprotection.ca) qui m’a aidée à dresser cette mise en garde.

  • On refuse d’applaudir les animaux sauvages qui font des tours ou de les prendre dans ses bras pour une photo. On les immortalise plutôt dans leur habitat naturel en gardant une distance sécuritaire. Il faut savoir que pour que les animaux sauvages soient calmes et non dangereux, ils sont souvent drogués. D’autre part, les petits singes qui dansent ou portent un chapeau pour amuser la galerie sont souvent victimes de stress et de dépression dus aux conditions de vie dans de petites cages.
  • Dans les parcs aquatiques ou aquariums, on évite les spectacles d’orques et de dauphins, et on ne nage pas avec ces derniers. On privilégie les centres d’information sur ces mammifères marins.
  • Lors d’excursions en mer pour l’observation des baleines, des orques ou des dauphins, on choisit des agences responsables. Il faut s’assurer de choisir des navires qui ne s’approcheront pas trop près au risque de les effrayer ou de les blesser.
  • On évite les bassins tactiles (zoos, aquariums) permettant de toucher les raies, les tortues, les poissons, etc. Des scientifiques ont démontré que les poissons ressentent la douleur et la peur, comme les autres animaux. Ainsi, les pieuvres sont si intelligentes qu’il faut les garder dans des bassins à sécurité renforcée, car elles arrivent à s’échapper en dévissant les conduites d’eau (réf. : Peta France).
  • On évite les tours à dos d’éléphant. Pour les rendre dociles, il faut séparer l’éléphanteau de sa mère, l’isoler, l’enchaîner au soleil et le contrôler à l’aide d’objets pointus. On privilégie plutôt des sanctuaires comme Elephant Nature Park (elephantnaturepark.org) en Thaïlande où, mieux encore, on s’offre un safari.
  • Même chose pour les chevaux, les chameaux et les ânes qui doivent faire de longues stations au soleil pour attendre les touristes. Il est important de s’assurer que l’animal n’est pas blessé, qu’il a suffisamment d’eau et qu’on ne lui impose pas un poids excessif.
  • Même si en Espagne, la tauromachie fait partie de la tradition, c’est un débat houleux dans ce pays. On évite d’encourager toute tradition exigeant le sacrifice ou la maltraitance d’animaux.
  • On n’achète jamais de souvenirs (sacs à main, colliers, statuettes, etc.) faits à base de peau, d’ivoire ou d’os d’animaux sauvages. Achetez plutôt des objets d’artisanat fabriqués localement pour aider les communautés.
  • On boude les cirques exploitant des animaux et l’on se montre fiers du Cirque du Soleil qui donne la place à des spectacles de clowns et d’acrobates qui, eux, ont choisi ce métier.
  • En tout temps et dans n’importe quel pays, on signale tout abus constaté sur les animaux. Il suffit de contacter les groupes de protection des animaux locaux ou le concierge de son hôtel et d’inscrire des mises en garde sur les sites de voyage.