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Les citoyens de Hampstead disent non au projet immobilier appuyé par le maire

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HAMPSTEAD | Après la saga entourant le maire William Steinberg et la loi sur la laïcité, voilà qu’Hampstead, petite ville défusionnée de Montréal, s'est trouvée de nouveau frappée par la controverse. Cette fois, c’est un projet immobilier qui a suscité la grogne.

Finalement, au terme d'un référendum tenu dimanche soir, c'est le clan du «non» qui a remporté, faisant abandonner du même coup le projet immobilier au coeur de la controverse.

Parmi les électeurs admissibles, 29,56 % ont voté contre le projet tandis que 13,31 % se sont prononcés pour.

En pleine pénurie de logements locatifs à Montréal, le promoteur Crofton Moore souhaitait raser deux immeubles sur le chemin de la Côte-Saint-Luc pour construire des tours d'appartements de 10 étages où les loyers auraient été possiblement plus élevés: un projet qui ne faisait pas l'affaire de tout le monde.

Les immeubles visés offrent en effet des logements aux loyers plus modestes, soit environ 800$ par mois pour un 3 et demi : une rareté dans ce secteur de la ville.

De son côté, le maire William Steinberg défendait le projet.

«Des vieux bâtiments sont démolis et des nouveaux sont construits. Ce n’est pas spécial ce qui arrive dans cette ville. Et que des gens qui habitent à proximité soient contre, c’est normal», a-t-il justifié lorsqu’il a été interrogé par TVA Nouvelles.

Le premier magistrat de cette petite ville d’un peu moins de 7000 habitants avait aussi fait parler de lui au printemps dernier, lors du débat entourant la loi sur la laïcité du gouvernement Legault. Il avait comparé ce qui était encore un projet de loi à l’époque à un «nettoyage ethnique».