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Claude Béland: Un grand dirigeant pour le mouvement coopératif

Claude Béland est mort entouré des siens dimanche matin à l’hôpital

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L’ancien président du Mouvement Desjardins, Claude Béland, est décédé dimanche matin entouré des siens, à l’âge de 87 ans.   

Selon son neveu, André Lamarre, M. Béland avait été admis à l’hôpital jeudi dernier à la suite d’une chute, en apparence sans grande gravité. Il est toutefois décédé dimanche d’une insuffisance cardiaque alors qu’il était entouré de sa famille.  

« Depuis quelques années, sa santé déclinait quand même assez rapidement. Il avait une faiblesse au niveau du cœur qui s’est développée rapidement au cours des dernières semaines, des derniers mois. Ce n’est pas tellement la chute qu’une combinaison de différents facteurs [qui ont mené à son décès] », a détaillé son fils, Philippe Béland, en entrevue à TVA Nouvelles.  

« Il est parti en paix. Il est parti dans son sommeil », a-t-il souligné.  

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Né en 1932, l’avocat de formation s’était, avant tout, fait connaître pour son rôle de président du Mouvement Desjardins, un poste qu’il a occupé de 1987 à 2000. Il avait auparavant œuvré pour la Fédération des caisses d’économie du Québec, qui s’est affiliée au Mouvement Desjardins en 1979.  

Au cours de son mandat, ce fervent partisan du modèle coopératif a notamment supervisé le déploiement du site AccèsD et du système de paiement direct, en plus d’œuvrer à améliorer la rentabilité des caisses Desjardins.  

« Le Québec perd un grand homme, qui fut un ardent promoteur des valeurs coopératives. Il a certes été, à l’occasion, critique à l’égard de Desjardins, mais cela témoignait en même temps de son attachement profond envers cette institution coopérative », a déclaré Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, par communiqué.  

Une grande perte  

Le fondateur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC), Yves Michaud, a également réagi au décès de celui qui en a déjà été le président.  

« Claude Béland, c’est tout le Mouvement Desjardins. C’est une grande perte pour le Québec. Malheureusement, toute bonne chose a une fin dans la vie », a-t-il indiqué au Journal.  

Après son passage à la tête de Desjardins, M. Béland s’est impliqué au sein de nombreux comités et conseils d’administration, incluant celui de la Caisse de dépôt et placement du Québec.  

« Jusqu’aux dernières années, mon père était très actif pour plusieurs comités ou associations, a mentionné Philippe Béland. Il a toujours pris à cœur différents débats et différents mandats. »  

Claude Béland continuait à faire entendre sa voix et à prendre position sur une foule de sujets, en intervenant de temps à autre dans les médias.  

L’été dernier, il avait admis à TVA Nouvelles avoir, lui aussi, reçu une lettre de l’organisation qu’il avait si longtemps présidée, lui apprenant qu’il avait également été victime du vol de données chez Desjardins. Il avait en plus expliqué que son identité avait été volée.  

« Sous le choc »  

Le successeur de M. Béland chez Desjardins, Alban D’Amours, a confié être « sous le choc ». Ce dernier avait d’ailleurs été embauché par Desjardins en 1988 par nul autre que Claude Béland.   

« Je lui dois beaucoup. J’ai toujours dit que je suis allé à son école. [...] J’ai beaucoup d’admiration pour lui, et beaucoup de respect », a affirmé M. D’Amours à TVA Nouvelles.  

-Avec Jérémy Bernier