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La tragédie de Sylvie Drapeau

L’auteure a mis en scène un condensé de ses quatre romans autobiographiques

Angela Konrad, Sylvie Drapeau et Karelle Tremblay.
Photo courtoisie, Yves Renaud Angela Konrad, Sylvie Drapeau et Karelle Tremblay.

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Sylvie Drapeau a choisi de porter sur scène, dans une seule pièce, ses quatre romans autobiographiques. Fleuve est présentement à l’affiche au TNM.

C’est la metteuse en scène Angela Konrad, séduite par les romans de Sylvie Drapeau (Le Fleuve, Le Ciel, L’Enfer et La Terre), qui a eu l’idée de les transposer au théâtre.

« C’est après avoir lu Le Fleuve et Le Ciel que j’ai rencontré Sylvie et que je lui ai parlé de mon désir de les mettre en scène », raconte Angela Konrad. Elles ont ensuite rencontré la directrice artistique du TNM, Lorraine Pintal, qui a tout de suite voulu embarquer dans cette aventure. Il a alors été convenu que ce serait la comédienne qui allait choisir les extraits tirés des quatre romans.

Tragédies

On comptera trois Sylvie sur scène, dont la petite Sylvie, personnifiée par Alice Bouchard en alternance avec Marion Vigneault. Sylvie, jeune femme, sera, elle, campée par Karelle Tremblay, tandis que Sylvie Drapeau interprétera Sylvie adulte, correspondant aux 3e et 4e romans, en plus de jouer la narratrice sur les planches.

« Nous sommes dans la tragédie contemporaine », annonce Angela Konrad qui s’est rendue jusqu’à Baie-Comeau pour vivre l’expérience de la région et qui a fait tourner des images du fleuve qui serviront de projection lors de la pièce.

Il y aura, dans cette grande famille, le frère aîné Roch, englouti par la marée. Puis, après le décès de la mère, rongée par un chagrin incommensurable, on verra le jeune frère Richard, souffrant de schizophrénie, qui amorcera une descente aux enfers. Le sort s’acharnera une fois de plus avec la sœur aînée, anéantie par une explosion de vaisseaux sanguins au cerveau.

« Le tragique me traverse, comme le fleuve traverse la terre », confie la comédienne et auteure.

De la lumière

« Dans le 4e roman, on apprend que la narratrice est actrice, révèle Sylvie Drapeau. Ça se termine sur la scène du TNM. »

Même si les thèmes sont de l’ordre de la tragédie empreinte de tristesse, il en ressort un aspect lumineux.

« C’est très important, pour moi, l’espoir et la lumière, tous mes livres se terminent sur une note d’espoir », raconte l’auteure.

Par ailleurs, Sylvie Drapeau sera de nouveau sur les planches dans la pièce La maladie de la mort de Marguerite Duras, au Théâtre Prospero, en janvier 2020.


► Fleuve, jusqu’au 7 décembre au TNM