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Feux piétons: plus de temps n’est pas la solution miracle

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 Est-ce que les quatre à six secondes de plus qui seront allouées aux piétons selon le plan de l’administration Plante suffiront à tous ? On a fait le test avec de jeunes enfants.  

 J’ai suivi les enfants de la garderie Opus Incertum durant leur promenade quotidienne au parc La Fontaine, dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal. 

 Les petits doivent traverser l’intersection des rues Brébeuf et Rachel. 

 Premier test : c’est l’automne, il fait beau. Certains groupes se sont tout de même retrouvés sur le feu rouge, car ils manquaient de temps pour traverser. 

 J’ai fait part de mon observation aux porte-parole de la Ville de Montréal. 

 Ils ont envoyé des patrouilleurs sur place et ils ont reconnu qu’il manquait au moins trois secondes pour une traversée sécuritaire. 

 Pire l’hiver 

 Deuxième test : l’hiver étant déjà arrivé et la chaussée étant plus glissante. On a simulé la traversée des enfants sur la rue Brébeuf avec trois secondes de plus, et encore là, certains groupes manquaient de temps. 

 « Je ne suis pas surprise du résultat », commente Marie-Soleil Cloutier, professeure à l’Institut national de la recherche scientifique. 

 Elle explique qu’il est difficile de calculer la vitesse de marche des jeunes enfants puisqu’ils ne sont pas constants, encore moins en groupe. 

 D’où l’importance, selon elle, d’ajouter plus de secondes que pas assez, et aussi de questionner les normes qu’utilisent les ingénieurs pour déterminer la vitesse d’un piéton. 

 « On prend rarement en compte l’état de la chaussée », ajoute Luis Miranda-Moreno, chercheur à l’Université McGill. 

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