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S’il devient chef du Parti québécois, Sylvain Gaudreault ne ferme pas la porte à une collaboration avec Québec solidaire

S’il devient chef du Parti québécois, Sylvain Gaudreault ne ferme pas la porte à une collaboration avec Québec solidaire
Photo d'archives Simon Clark

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En entrevue à QUB radio, le député de Jonquière et candidat à la chefferie du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, n’a pas fermé la porte à l’idée de collaborer éventuellement avec Québec solidaire afin de réaliser l’indépendance du Québec.

«Quand on veut un projet de pays, on ne ferme pas la porte à personne», a répondu l’élu à l’animateur Antoine Robitaille, lundi, précisant cependant que les deux formations avaient néanmoins chacune leurs «combats».

À ce sujet, Sylvain Gaudreault a fait valoir qu’il existait à ses yeux de «très grosses différences» entre le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS), entre autres en ce qui concerne l’indépendance du Québec et la lutte aux changements climatiques.

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Sylvain Gaudreault à QUB radio: 

«Je suis bien content là que QS s’affiche et s’affirme indépendantiste, mais ça n’a pas beaucoup paru durant la dernière campagne électorale au niveau fédéral, alors que plusieurs militants de QS ont appuyé des candidats du NPD, qui est un parti centralisateur fédéraliste», a notamment lancé le péquiste à l’émission Là-haut sur la colline.

«Sur le plan de l’environnement, nous, on est plus dans les mesures réalistes qui visent l’adhésion des Québécois aux différentes mesures pour lutter contre la crise climatique, alors que, du côté de QS, il y a beaucoup plus de polarisation, de confrontation», a-t-il poursuivi, disant préférer une stratégie «concrète».

Malgré l’historique entre les deux partis, M. Gaudreault a cependant soutenu qu’il ne tournerait pas nécessairement le dos à la formation de Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois dans un contexte où une collaboration serait bénéfique à la marche vers l’indépendance du Québec.

«Si on veut obtenir l’indépendance, il va falloir que tout le monde se parle et que les gens appuient l’idée de l’indépendance, la population en général. Alors, c’est là-dessus qu’il faut travailler d’abord, c’est sur l’adhésion [...] Quand viendra le temps de parler avec d’autres formations politiques pour faire avancer l’idée, bien, on aura l’occasion de se parler à ce moment-là», a-t-il détaillé.

En ce sens, le candidat à la direction du PQ a aussi fait savoir que, notamment, «la porte est ouverte» pour la députée Catherine Fournier et l’ex-ministre Martine Ouellet, qui ont toutes deux tourné le dos à la formation.

«On ne peut pas constamment partir chacun de notre côté et dire après ça qu’il faut qu’on soit uni. Il faut que ça s’incarne, il faut que ça se vive», a-t-il affirmé.

«Les Québécois ne regardent pas l’orientation sexuelle»

Questionné par Antoine Robitaille, Sylvain Gaudreault a également indiqué lors de l’entrevue qu’à son avis, la population québécoise n’aurait aucun problème à élire un premier ministre ouvertement homosexuel.

«Je pense que les Québécois ne regardent pas l’orientation sexuelle ou la couleur de la peau d’un chef. Ce qu’ils veulent, c’est quelqu’un de confiance, quelqu’un de crédible, quelqu’un qui va livrer la marchandise», a souligné le député de Jonquière.

À ce propos, M. Gaudreault a dit trouver «complètement ridicule» que certains soulèvent que les origines haïtiennes de Dominique Anglade puissent lui nuire dans la course à la chefferie du Parti libéral du Québec.

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