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À un arrêt d’une soirée parfaite

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Les Rangers de New York sont eux aussi en saison de transition. La passation des pouvoirs du « Roi » Henrik Lundqvist s’effectue dans la douleur. L’effet Artemi Panarin n’est pas jusqu’ici celui escompté et Kaapo Kakko traîne loin derrière Cale Makar de l’Avalanche dans la course au trophée Calder.

Les « Blueshirts » sont débarqués à Montréal au détour de la nuit de samedi depuis Ottawa, après avoir été rossés 4 à 1 par les Sénateurs, un des clubs favoris dans la loterie Alexis Lafrenière. 

Le Canadien a tôt fait de signaler aux New-Yorkais que leur arrêt dans la métropole allait être laborieux. Trois buts sans réplique en première période, dont deux de Max Domi, du nouveau joueur de centre (?), et un quatrième en début de deuxième. Sauf que New York a marqué les trois buts suivants. 

Claude Julien a confessé avoir livré un message non entendu par ses hommes entre la deuxième et la troisième période. Confession édifiante. N’empêche, le coach devait être dans tous ses états face au peu de schémas défensifs respectés. 

Kotkaniemi blâmé

Vrai que les joueurs du CH faisaient des ronds sur le lac samedi soir. Et puis après ? Quel est le problème dans une saison de 82 matchs d’en jouer quelques-uns libres de toutes chaînes ? Si le Canadien ne peut pas battre les Rangers de New York en jouant à qui perd gagne ?

Donc, plutôt que de continuer de s’amuser à traverser une défensive et un gardien suspects, la Flanelle s’est repliée, toute croche, et a offert à un adversaire au tapis le temps et l’espace pour se relever et arracher la décision.  

Après le match, outre confesser avoir brassé ses hommes sans succès, Julien a tiré « sous l’autobus » un troisième jeune joueur lors des quatre dernières défaites. Après Cale Fleury et Nick Suzuki, ç’a été le tour de Jesperi Kotkaniemi d’être directement visé par l’entraîneur-chef.

Julien est-il au courant que l’on n’est pas tous des « cons-serviteurs » buvant sa parole et croyant son évangile ? Il se ridiculise à vue d’œil de ramasser exclusivement les jeunes joueurs de l’organisation pour expliquer les insuccès récents de son club.  

Brigade défensive de carton

Samedi, sur le dégagement refusé à « KK » et sa mise en jeu perdue nettement, le tir qui se rend à Carey Price est faible et anodin. Si le gardien fait ce que doit, stopper cette rondelle et la menace, on reprend à sa gauche avec de nouveaux effectifs. Et sans doute que « KK » détache ses patins au banc, comprenant que sa soirée de travail est terminée... 

Bref, Price était à un arrêt de sauver la mise, samedi.

Comme Grant Fuhr dans les belles années des Oilers. Il ne l’a pas fait. Il est quant à moi davantage à blâmer que Kotkaniemi. Price et la brigade défensive de carton qui a besoin de renfort depuis le jour 1 du camp d’entraînement. 

Mercredi passé, le CH a aussi perdu par un but (2 à 1 contre les Sénateurs), en prolongation de surcroît, dans un match berceuse qui a endormi le public et les téléspectateurs.

Samedi soir, la foule a quitté le Centre Bell déçue de la défaite, mais heureuse d’un spectacle extraordinaire qui l’a gardée sur le bout de son siège toute la soirée.

Dans une saison de transition sans véritable espoir de séries éliminatoires, c’est providentiel.